Le géant asiatique vient de rallonger la liste des pays européens qui n’ont plus besoin de visa pour entrer pour un court séjour dans son territoire.
Selon des informations concordantes, après Marseille et de nombreuses villes européennes il y a presqu’une semaine, la compagnie aérienne China Eastern, gérée par la mairie de Shanghai vient d’inaugurer le nouveau trajet direct de Venise à Shanghai. Ainsi donc, « ce trajet a été rapidement pris d’assaut par les voyageurs italiens qui n’ont pas eu besoin de visa pour les courts séjours en Chine », nous raconte le Pr. Jean-Paul Pougala, enseignant de Géostratégie Africaine, témoin de la scène qui s’est d’ailleurs précipité à s’interroger : « A quand les voyages sans visa à l’étranger pour les voyageurs africains ? »,
s’est-il demandé en donnant lui-même les clés de la démarche chinoise. Pour lui, « La Chine répond aux flatteries incessantes des européens à son égard ; ce qui n’est pas le cas des africains. On ne peut pas d’un côté, insulter les Chinois à longueur de journée et de l’autre s’attendre à des faveurs de la Chine. En réalité l’Afrique est ce célibataire que personne ne veut, mais qui se convainc quand même d’être le plus beau du royaume. Personne n’aime un partenaire qui s’installe durablement dans la misère sans qu’on voit comment il va procéder concrètement pour s’en sortir, en plus être désagréable contre ceux qui veulent l’aider à le sortir de son angle de marginalité », une analyse de la situation faite par l’économiste reconnu qui a trouvé la raison pour laquelle les dirigeants chinois ont choisi cette option : « La principale raison pour laquelle la Chine a levé les visas pour tous ces pays, tient à stimuler son secteur touristique avec l’étranger », dit-il.
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Tourisme est un catalyseur de l’économie
On comprend alors aisément que le tourisme est un catalyseur de l’économie. Une vision contraire en Afrique. Et là, le professeur s’interroge encore : « Comment peut-on espérer recevoir des touristes depuis l’Afrique alors que les africains chez eux-mêmes n’ont jamais été invités à pratiquer le tourisme ? Si une petite école de guerre économique comme la nôtre (l’Institut d’Etudes Géostratégiques de Douala. Ndlr) peut enseigner à nos jeunes comment gagner de l’argent grâce au tourisme sportif, pourquoi ne le ferait pas un état africain pour améliorer sa situation financière ?
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Est-ce-que les gouvernements africains savent même ce qu’on appelle le tourisme sportif ?
N’est-ce pas une véritable aberration, le fait que les gouvernements pauvres aux caisses vides d’un continent pauvre mais peuplé essentiellement de jeunes, comme l’Afrique, ne fassent pas du tourisme sportif une priorité pour augmenter l’assiette fiscale pour les entrées d’argent dans les caisses déjà vides de nos états africains ? C’est quoi la politique touristique de nos gouvernements africains pour attirer plus de touristes en dehors d’agiter les objets du folklore colonial comme si un touriste allait quitter le bout du monde pour venir voir des inepties d’une tribu africaine ? », mille et une questions qui taraude l’esprit de l’enseignant surtout lorsqu’il voit que « cette année, 8 millions de touristes chinois sans visas sont attendus en Thaïlande », ce n’est pas arrivé par hasard. Il s’agit du « résultat d’une opération de charme du gouvernement thaïlandais auprès des autorités chinoises. Les africains sont à ce point convaincus que les Chinois vont mes envahir que personne n’ose lever le besoin de visa pour stimuler l’arrivée des touristes Chinois », a dit le prof. Pougala. Avis donc aux dirigeants africains, car, « nous sommes les perdants du marché global sous l’hégémonie américaine », tout est dit par le géostratège.
















