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Chirurgie cardiaque : Prouesses de l’Hôpital Général de Douala

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Trans Afrique

L’Hôpital Général de Douala compte aujourd’hui 24 missions de chirurgie cardiaque. Entre 2012 et 2026, la courbe des prouesses est ascendante, avec des opérations chirurgicales de haut niveau.

On parle là-bas de la chirurgie cardiaque à cœur ouvert, à cœur fermé et de la cardiologie interventionnelle. Des thèmes pour désigner des soins de cœur à un niveau plus poussé. Pour être plus explicite, il s’agit d’ « une procédure qui est réalisée sans arrêter le cœur. Sans avoir un problème cardiaque et sans ouvrir le cœur.

Sauver le patient de la crise cardiaque

Donc, les patients sont avec nous pendant cette procédure. Nous allons avec un très petit câble passer par l’aorte. Et on inflige le ballon », explique le Pr Ladé Viché de l’association Heart Beat.

Plus clairement donc, « nous sommes en mesure de réaliser un certain nombre d’interventions au niveau du cœur. Sans recourir à la chirurgie cardiaque. Et les premières interventions que nous avons commencé à réaliser en 2021. »

«  Concernaient les artères coronaires » et c’est pour dire simplement, qu’on « s’occupe des patients qui présentent des crises cardiaques. Et chez qui il faut intervenir sur les artères pour les déboucher et sauver le patient de la crise cardiaque, et on en a réalisé une bonne centaine déjà.

Hôpital Général de Yaoundé : Une chirurgie cardiaque en vue

Corriger sans opérer le cœur 

Et « aussi on réalise des interventions de cardiopathie congénitale chez les enfants qui sont nés avec des malformations cardiaques. Qu’on peut corriger sans opérer le cœur », explique le Pr Félicité Kamdem. Cardiologue et par ailleurs directeur médical adjoint à l’Hôpital Général de Douala

En effet, depuis 2012, c’est plus de 200 patients qui sont passés au bloc. « Nous avons opéré près de 250 patients en chirurgie cardiaque à cœur ouvert et à cœur fermé. Ou la chirurgie cardiaque à cœur battant, qui sont des innovations. Parce que ce sont des activités qui se réalisent au Cameroun. Et les pays de la sous-région envoient des patients pour ce type d’intervention ici chez nous.

«Et depuis 2021, nous avons réalisé environ 230 coronarographies, parmi lesquelles 195 coronarographies. Une trentaine d’angioplasties. L’angioplastie consiste à mettre une prothèse au niveau de l’artère aorte qui est rétrécie. De la dilater et de permettre la circulation sanguine et du cathétérisme interventionnel. Qui permet la correction de certaines cardiopathies congénitales », indique la cardiologue,  Félicité Kamdem

Le fruit de la coopération

Toutes ces performances réalisées, sont le fruit de la coopération entre l’Hôpital Général  et l’association Heart Beat en Allemagne. Constituée uniquement de Camerounais, engagés pour le transfert de connaissances et de techniques.

C’est dire qu’il s’agit d’un « élan de cœur, pour pouvoir proposer une chirurgie complexe, une thérapie complexe à tout indigent, ici au Cameroun. Il faut le dire, les prouesses médicales importantes naissent d’un engagement médical, d’un engagement humain, et d’une volonté profonde de vouloir changer les choses ».

« Et c’est justement ces deux points qui ont poussé l’Ong Heart Beat à pouvoir chercher une coopération locale. Une coopération sur place, pour pouvoir avancer », explique clairement le Dr Thierry Siemeni, chirurgien cardiologue.

Un engagement collectif

Et il fallait bien compter sur la volonté et l’engagement manifestés par le Pr Henry Luna, directeur de l’Hôpital Général pour voir se matérialiser le projet. Les deux parties parlent d’un engagement collectif. « Cet engagement collectif a été nécessaire à la base par l’implication principale de toute la direction générale de l’hôpital avec à sa tête le professeur Luma. »

« Qui, dès le premier jour, dès les premières minutes, de cette coopération, était très engagé. Et avait une oreille ouverte pour pouvoir accompagner ce projet et faciliter son insertion ici au Cameroun. On parle en ce moment d’une intervention qui est faite pour la toute première fois au Cameroun. Mais aussi pour la toute première fois dans toute l’Afrique francophone ».

Et « aussi qui est réalisée dans une seule poignée de pays dans le monde entier. Donc le Cameroun, avec cela, se positionne nouvellement au centre des activités de conception médicale. Sur le continent et dans le monde entier. L’organisation Heart Beat est constituée de plusieurs spécialistes chirurgicaux. Des spécialistes dans le domaine de la cardio-anesthésie et des spécialistes aussi au niveau technique ».

Pr. D. Félicité Kamdem « La prévention des facteurs de risques permet d’éviter la survenue de ces maladies cardiovasculaires »

La dernière prouesse effectuée au Cameroun

 « Heart Beat vient de l’Allemagne, mais c’est pratiquement tous des Camerounais, des personnes nées au Cameroun, éduquées au Cameroun, grandies au Cameroun et pour les études, se sont expatriées pour se spécialiser à l’étranger. »

Donc « Heart Beat est à 100 % camerounaise », nous fait-on savoir avec plus de projections. « Nous n’allons pas cesser d’encourager les institutions sur place pour pouvoir continuer à ouvrir les portes du côté financier. Mais aussi du côté de la possibilité de faciliter. Pour que ce ne soit pas la dernière prouesse effectuée au Cameroun. Et en Afrique », indique le Dr Thierry Siemeni.

Pour revenir sur les chirurgies faites le 9 mars 2026 et les coûts comparés, c’est très cher. D’ailleurs, en comparaison, « dans des pays comme l’Italie ou la France, par exemple, ce genre d’opérations coûte environ 20 millions Fcfa. Pour l’opération de la chirurgie interventionnelle, ça coûte environ 30-40 millions Fcfa. »

10% du coût réel de l’intervention

« Les patients à l’étranger ne peuvent pas payer pour une telle opération. S’ils n’ont pas le soutien du gouvernement ou de l’assurance. Par contre, ce que nous voulons faire ici, c’est amener cette médecine de haut niveau. Pour que nos populations puissent bénéficier sur le terrain sans avoir à aller en Inde. En France ou en Allemagne pour l’opération. »

« Nous essayons de faire cela au plus bas coût possible pour que tout le monde puisse en bénéficier à long terme. L’opération de remplacement des valves cardiaques coûte dans les 20 millions Fcfa. Si on fait ça en Allemagne, en France ou en Europe, ça, c’est très cher. Même en Europe, les malades ne peuvent pas toujours payer seuls », a dit le Dr Titus Sabi.

« Les actions sont humanitaires et nos patients se retrouvent à payer 10% du coût réel de l’intervention qui aurait pu être effectuée hors du pays », fait observer le Pr Félicité Kamdem

Pour ce qui est de la différence dans la prise en charge, on va retenir ceci : « Que ce soit à cœur ouvert, à cœur fermé, on va essayer que tous les coûts soient très bas. Mais on sait que le cœur ouvert est un peu plus cher. »

Opération réussie

Chirurgie cardiaque à cœur fermé

« Parce qu’on travaille 6 heures de temps, on doit ouvrir le cœur. Alors qu’avec l’intervention, le malade peut aller à la maison. Même 3 jours après l’intervention, et ça coûte un peu moins cher et c’est plus élégant. Parce qu’il n’y a pas de cicatrices au niveau de la poitrine », explique encore le Dr Titus Sabi.

Pour être plus complet. Il est à retenir que le partenariat entre les deux entités est à sa  troisième mission cette année 2026. Avec les activités de chirurgie cardiaque à cœur ouvert, à cœur fermé et donc la cardiologie interventionnelle. Deux cas nous ont été présentés avec, dans chaque cas, des notes de satisfaction.

 

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