Annoncé suspendu de l’Union africaine pour impayés, le Cameroun aurait évité les sanctions après un paiement partiel de près de deux milliards de Fcfa effectué en novembre dernier.
D’après plusieurs sources, le Cameroun ne participera plus pleinement aux travaux de l’Union africaine. Selon eux, Yaoundé aurait été suspendu pour non-paiement de ses cotisations statutaires, dont le montant cumulé est estimé à près de deux milliards de Fcfa. Cette situation placerait le pays en infraction avec les règles financières de l’organisation continentale et entraîne automatiquement la perte de certains droits.
Sauf que d’après le média panafricain Jeune Afrique, le Cameroun aurait soldé la somme partielle de 1 052 862 664 Fcfa en novembre dernier. Ce qui a permis la levée immédiate des sanctions préventives. En d’autres termes, le montant restant n’empêche pas au Cameroun de participer aux travaux, encore moins de prendre part aux votes et aux processus décisionnels de l’Union africaine.
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Contexte de fragilité budgétaire
Toutefois, comment expliquer qu’un acteur historique de l’intégration africaine en arrive à une telle situation ? La question de la gouvernance financière est désormais posée publiquement. Il faut cependant rappeler que cette décision intervient dans un contexte de fragilité budgétaire reconnue par les autorités camerounaises elles-mêmes. Le ministre des Finances Louis Paul Motazé avait récemment alerté sur les tensions croissantes pesant sur les finances publiques. Évoquant par ailleurs la possibilité d’un désengagement progressif de certaines organisations internationales à partir de 2026. La suspension par l’Union africaine apparaît ainsi comme un premier signal concret de ces difficultés.
Selon Jeune Afrique: « la suspension complète d’un État membre par l’Union africaine n’est prévue que dans des cas extrêmes, notamment en cas de coup d’État et de rupture de l’ordre constitutionnel ».
















