Invaincues depuis 1992 aux Jeux olympiques, les Américaines ont tremblé jusqu’au bout, dimanche, pour s’offrir un huitième sacre de suite en basket face à des Françaises passées tout près d’un des plus grands exploits de l’histoire olympique.
Au dernier jour de Paris-2024, le public, encore nombreux, a pu assister en matinée à la victoire magistrale, dans le marathon, de la Néerlandaise Sifan Hassan, quelques jours après ses médailles de bronze sur le 5.000 m et le 10.000 m.
En soirée, le rideau tombera sur les JO lors d’un grand spectacle au Stade de France, au cours duquel Paris transmettra le drapeau olympique à Los Angeles, la ville-hôte des prochains Jeux.
. Etats-Unis, acte VIII
Quelques heures après la victoire samedi soir des « Avengers » contre les Bleus (98-87), France et États-Unis avaient de nouveau rendez-vous en basket, cette fois dans le tournoi féminin.
Le défi des Françaises s’annonçait particulièrement relevé face aux reines américaines, septuples tenantes du titre.
Héroïques, les Bleues ont fait mieux que résister lors de cette ultime épreuve des Jeux, tenant tête jusqu’au bout aux Américaines, pour finalement ne s’incliner que d’un tout petit point (67-66).
A l’ultime seconde, la Franco-Américaine Gabby Williams, meilleure marqueuse des Bleues avec 19 points, a même failli emmener les Bleues en prolongation. Mais à quelques centimètres près, son dernier panier valait deux, et non trois points.
A 42 ans, l’Américaine Diana Taurasi remporte ainsi une sixième médaille d’or, un record tous sports collectifs confondus.
Pour le basket féminin américain, il s’agit du huitième titre olympique de suite…
. Sifan Hassan au sommet
Elle restera comme l’une des grandes figures de ces Jeux. La Néerlandaise Sifan Hassan a remporté le marathon sur l’esplanade des Invalides, et complété sa collection de médailles après le bronze sur 5.000 et 10.000 m.
Comme samedi matin lors de l’épreuve masculine, une énorme foule a accompagné les concurrentes tout au long des 42,195 km du parcours, qui proposait une visite des monuments de Paris avant d’attaquer le « dur », et cet aller-retour vallonné du côté de Versailles.
Sifan Hassan, 31 ans, s’est imposée en 2h 22 min 55 sec, au terme d’un sprint d’anthologie devant l’Ethiopienne Tigst Assefa et la Kényane Hellen Obiri.
. Américains et Chinois à égalité sur l’or
Avec 40 titres chacun, Américains et Chinois terminent les Jeux à égalité sur le nombre de médailles d’or. Mais au tableau des médailles, les Etats-Unis en totalisent 126 (40 or, 44 argent, 42 bronze), contre 91 pour la Chine (40 or, 27 argent, 24 bronze).
. Hansen, la fin parfaite
En maîtres du jeu, les Danois ont pulvérisé les Allemands 39-26 en finale au stade Pierre-Mauroy de Lille pour s’offrir un deuxième titre olympique et un adieu parfait à la star Mikkel Hansen.
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S’il n’a plus le même temps de jeu qu’avant, l’homme au bandeau rouge sort la tête haute, seize ans après ses premiers Jeux, à Pékin en 2008, et huit ans après l’or de Rio. Une apothéose qui tranche avec la fin ratée du Français Nikola Karabatic, l’autre légende désormais retraitée, depuis son élimination en quart contre les Allemands.
. « Hat-trick Harrie »
Roi du sprint, le Néerlandais Harrie Lavreysen a réalisé le triplé dans les épreuves de vitesse aux Jeux Olympiques de Paris en s’adjugeant le keirin dimanche dans le vélodrome de Saint-Quentin-en-Yvelines.
« Hat-trick Harrie », tombé à genoux pour embrasser la piste après son triomphe, devient le troisième coureur à remporter les trois épreuves du sprint – vitesse individuelle, par équipe et le keirin – dans les mêmes Jeux après les Britanniques Chris Hoy en 2008 à Pékin et Jason Kenny en 2016 à Rio.
. Hello LA
Deux semaines après une cérémonie d’ouverture jamais vue sur la Seine, audacieuse mais clivante, les attentes sont grandes pour la clôture des Jeux à partir de 21h00 (19h00 GMT) au Stade de France, à Saint-Denis (nord de Paris).
Un final dont la direction artistique a à nouveau été confiée au metteur en scène Thomas Jolly qui proposera une pièce-opéra baptisée « Records » (qui signifie aussi « archives » en anglais) mêlant passé et imagerie futuriste.
« Absolument toutes nos libertés ont été préservées car ce pays est celui de la liberté de création », a-t-il confié à l’AFP.
On y attend deux groupes de légende de la French Touch, Air et Phoenix, pour la bande son, plusieurs des temps forts habituels, comme l’extinction de la vasque et de la flamme olympique, les discours des patrons du CIO Thomas Bach et du Cojo Tony Estanguet, et bien sûr la passation du drapeau olympique à la prochaine ville-hôte.
Los Angeles, choisie pour accueillir les Jeux de 2028, occupera une place de choix dans le final de cette quinzaine olympique, avec certainement son cortège de stars de la musique et du cinéma.
Source: Agence France-Presse
















