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Côte d’Ivoire: deux cadres du parti de Gbagbo condamnés à 10 ans de prison

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Damana Pickass et Justin Koua, deux cadres du parti de l’ex-président ivoirien Laurent Gbagbo ont été condamnés mercredi à 10 ans de prison ferme par le tribunal d’Abidjan notamment pour « atteinte à la sûreté de l’Etat », dans deux affaires distinctes.

Leurs avocats ont indiqué qu’ils allaient faire appel et en l’absence de mandat de dépôt, les deux hommes n’ont pas été immédiatement incarcérés.

Dans une première affaire, Damana Pickass a été condamné à dix ans de prison ferme, dix ans de privation de droits civiques et cinq ans d’interdiction de séjour sur le territoire national, à l’exception de son département d’origine.

Avec quatre co-accusés il a été jugé coupable d' »atteinte à la sûreté de l’Etat, attentat contre l’autorité de l’Etat, participation à une activité mercenaire et association de malfaiteurs ».

La justice leur reproche d’avoir participé à une tentative de « renversement du régime en place », lors de l’attaque par des individus armés d’une caserne en avril 2021.

Dans une affaire distincte, Justin Koua, autre cadre du PPA-CI et ancien responsable de la jeunesse pro-Gbagbo, a écopé de la même peine que M. Pickass.

Il lui est notamment reproché d’avoir participé à des manifestations en 2020 contre le troisième mandat de l’actuel président Alassane Ouattara.

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Il a été condamné pour « atteinte à la sûreté de l’Etat », « troubles à l’ordre public » et « détention illégale d’armes ».

Le parquet avait requis 20 ans de prison pour tous les accusés des deux affaires.

Sébastien Dano Djedje, président exécutif du PPA-CI, a dénoncé devant la presse un « harcèlement judiciaire ». Selon lui, « Laurent Gbagbo est dans le collimateur de la justice ».

A 9 mois de la prochaine élection présidentielle, à laquelle M. Gbagbo, bien qu’inéligible, s’est déclaré candidat, « toutes ces gesticulations sont faites pour nous amoindrir » a affirmé M. Dano Djedje.

Lors des réquisitoires du procès de Damana Pickass, le parquet avait affirmé que les accusés n’avaient pas « accepté » la défaite électorale de M. Gbagbo en 2010 face à l’actuel président Alassane Ouattara, qui avait débouché sur une crise ayant fait quelque 3.000 morts.

« Il faut qu’on arrête de brimer ceux qui professent un point de vue contraire à ceux qui sont au pouvoir », avait lancé l’ancien président samedi lors d’un meeting à Abidjan.

Source: Agence France-Presse

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