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Suspension : Que reproche le gouvernement aux Ong

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Trans Afrique

Sur la suspension des Ong, le gouvernement face à la presse hier à Yaoundé a décliné  les raisons justifiant la suspension de ces organisations non gouvernementales à travers le ministre de l’administration territoriale, Paul Atanga Nji.

Selon Paul Atanga Nji qui a déclaré se fonder  sur la base des informations et des enquêtes de l’ANIF, il est reproché à ces organisations non gouvernementales le financements illicites et exorbitant en inadéquation avec le Profil de l’activité, les activités de nature à porter atteinte à l’intégrité du système financier national, le  non-respect des dispositions légales relatives au fonctionnement d’un organisme à but non lucratif, l’absence de justification de la destination des financements reçus.

A en croire le gouvernement en 2 ans, les ONG épinglés par l’arrêté du MINAT, sur dénonciation de l’agence nationale d’investigation financière, ont reçu de l’étranger plus de 16 milliards de francs.

Affaire Redhac : le préfet convoque Me Alice Nkom

Cependant, le bilan des activités de ces ONG sur le terrain, ne dépasse pas 500 millions. D’où les inquiétudes du gouvernement à quelques mois seulement des prochaines consultations électorales. Il faut dire que le ministre de l’administration territoriale soupçonne lesdites Ong de servir de canaux pour le blanchiment de fonds de terrorisme.

Paul Atanga Nji explique que les 05 ONG suspendues à savoir le REDHAC 1 et 2, Reach Out Cameroon, Nanji Fondation,…ont reçu la bagatelle de 16 milliards de FCFA dans leurs comptes. Le MINAT s’interroge sur les donateurs, les raisons de la donation. A en croire Paul Atanga Nji, ces dons n’ont pas été déclarés, et dans un contexte de lutte contre le blanchiment des capitaux, le gouvernement a décidé d’être plus regardant sur des actes de générosité extérieure.

Cameroun: cinq ONG interdites pour « financements illicites »

Hier déjà, nous écrivions que le Redhac n’entend point se plier à cette exigence du Minat.  Me Alice NKOM a brisé les scellés apposés sur le local du REDHAC par les autorités administratives. Convoquée par le Préfet du WOURI, elle dit niet, recommandant à l’autorité le respect de sa personne. Même si les scellés ont de nouveau été apposées sur les locaux du REDHAC, reste que la célèbre Avocate est droite dans ses bottes.

Elle semble décidée à aller jusqu’au bout de sa dénonciation de l’oppression et de la violation systématique des libertés par le système régnant. « A 80 ans, la vielle dame dit ne plus être  » intimidable » chez elle, la peur a disparu. Une bonne leçon à  retenir pour l’opposition qui parle de  » combat ». Une menace sérieuse pour l’administration qui voit ses actes illégaux rejetés par le citoyen », commente week infos.

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