La Société sucrière du Cameroun (Sosucam) a perdu 150 hectares de ses plantations de canne à sucre .
Et la destruction des plantations par les grévistes a eu une incidence sur la production de cette entreprise à capitaux mixtes. Avec 25 000 hectares de plantations, la Sosucam revendique une production comprise entre 100 et 130 000 tonnes de sucre. Et la demande nationale est estimée à 300 000 tonnes.
Dr Jean-Marie Biada, est économiste et expert certifié Onudi.
Avec lui on analyse les conséquences du Mouvement de grève dans les Plantations de la Sosucam. « Les pertes financières minimales, pour les 150 hectares saccagés, oscilleront entre 579, 6 millions et 9, 66 milliards Fcfa», dit-il.
Dr Jean-Marie Biada
« 150 hectares de canne à sucre saccagés correspondent à une perte financière de 580 millions à 970 millions Fcfa. 150 hectares détruits sont une perte de production de 15 000T et 1 725 T de sucre raffiné. Depuis février 2025 à Douala, la Tonne de sucre raffiné coûte 560 000 Fcfa, soit 28000 Fcfa/sac de 50kg.
Dès lors, les pertes financières minimalement calculables, oscilleront entre 579. 600 000Fcfa et 9 66 000 000Fcfa…
S’agissant des pertes immatérielles, il y a la perte de confiance entre les masses laborieuses et son Top Management. Dont la valse des dirigeants, 6 DG en 5 ans, n’est pas sans conséquence sur les dispensateurs de crédit.
Production de manioc : 400 000 hectares de terrain refusés à Lyrebird.
Dans une telle configuration, les banques dégradent le ranking de la Sosucam qui à leurs yeux devient un client risqué. La moindre requête de financement ne plus bénéficier des conditions bonifiées.
Dès lors, des taux d’intérêt pourront être appliqués à toute demande financière pour couvrir le risque qu’est devenu le client.
Concernant le Marché Camerounais du sucre raffiné, aucun risque de pénurie n’est à redouter pour au moins quatre raisons.
Palmier à huile : un soutien à la production de semences en perspective
Quand le ramadan se profile à l’horizon, des Stocks de sécurité sont constitués chez les vendeurs en gros de sucre. Sans oublier Sosucam elle-même. De plus, le Cameroun est encerclé du Nigéria en Rca, du Gabon au Congo, par des Raffineries sucrières en surcapacité. Bien plus, le fret maritime est en passe de retrouver son cours d’avant Covid19.
Donc une cargaison de 25 000 Tonnes, partie du Brésil peut mouiller 45 jours plus tard au Port de Douala. Et ainsi, absorber l’hypothétique pénurie décelée. Enfin, quelques opérateurs Tchadiens de moyenne envergure sont à Douala, depuis le 4è Trimestre 2024 pour importer depuis le Brésil.
Le Sucre blanc Raffiné ICUMSA45 pour N’Djamena, qui est collé à Kousséri au Cameroun par le Pont de N’guéli. Donc, leurs stocks en cas de pénurie, peuvent servir dans le septentrion pour couvrir les besoins de sucre .
Par pudeur, nous n’évoquons même plus le sucre de contrebande qui peut émerger sur le marché du septentrion ».
















