L’universitaire Jean-Calvin Abaa Oyono accuse plusieurs hauts responsables de la gendarmerie et des services de sécurité d’arrestation illégale, violences et abus graves, après son interpellation musclée à Yaoundé en octobre 2025.
Le professeur Jean-Calvin Abaa Oyono a adressé une plainte au commissaire du gouvernement près le tribunal militaire de Yaoundé. Il met en cause plusieurs responsables des services de sécurité. Les faits remontent au 25 octobre 2025, à son domicile. Selon le plaignant, des hommes en civil encerclent sa résidence tôt le matin. Ils sont armés et arrivent à bord de plusieurs véhicules. Aucun document officiel n’est présenté. Il indique avoir demandé une convocation ou un mandat. Les agents déclarent ne pas en disposer.
La situation évolue ensuite. Des échanges ont lieu devant le portail. Des menaces sont proférées. Le portail est forcé. Une altercation survient avec des membres de la famille. Le professeur est maîtrisé puis conduit dans un véhicule. Le plaignant évoque des coups et des propos tenus durant le trajet. Il indique avoir été conduit vers les services du Secrétariat d’État à la Défense. À l’arrivée, une audition débute sous la conduite d’un officier. D’autres agents sont présents. Lors de l’entretien, ses téléphones sont demandés. Il refuse en l’absence d’un mandat. L’échange se poursuit sans remise des appareils. Il maintient sa position durant l’audition.
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Infractions évoquées
Le lendemain, des membres de sa famille se présentent pour lui rendre visite. L’accès est conditionné à la remise des téléphones. Les proches repartent puis reviennent avec les appareils. Après remise, ils obtiennent l’autorisation de visite. Le plaignant indique que les téléphones sont exploités par les services. Il conteste cette procédure et estime que la saisie ne repose sur aucune décision judiciaire.
Dans sa plainte, il cite plusieurs qualifications pénales. Il évoque l’arrestation, la séquestration et la violation de domicile. Il mentionne aussi l’abus de fonction et les menaces. Des dispositions du code pénal et du code de justice militaire sont invoquées. Le professeur estime que plusieurs niveaux de responsabilité sont engagés. Il évoque une coordination entre services. La plainte vise des agents ainsi que des responsables hiérarchiques. La procédure est désormais entre les mains de la juridiction militaire.
















