Au lendemain de la destitution de Josiane Harangada Golonga, le Comité d’Organisation Miss Cameroun (Comica) a officialisé l’accession de la première dauphine, Audrey Black Moutongo. Un passage de couronne qui est diversement apprécié par les Camerounais.
Le 25 février 2026 marque un tournant dans le monde la beauté au Cameroun. Le Comité d’Organisation Miss Cameroun (Comica) a prononcé la destitution de Josiane Harangada Golonga pour « manquements graves » à ses obligations contractuelles. Dans la foulée, l’instance a appliqué le règlement. A cet effet, la première dauphine hérite du titre. Audrey Black Moutongo devient donc officiellement Miss Cameroun 2025.
Jusqu’ici en retrait, Audrey Black Moutongo accède au rang suprême. Car le protocole est clair. En cas de vacance, la 1ère dauphine prend les rênes. Cette transition, rapide, vise à préserver la continuité institutionnelle. Toutefois, elle intervient dans un climat tendu car la décision du comité divise l’opinion. Certains saluent la rigueur tandis que d’autres dénoncent sévèrement.
Miss Univers 2026
Audrey Black Moutongo, 27 ans, affiche un profil singulier. Elle mesure 1,82 mètre et est titulaire d’un Bac +2 en Management. Surtout, elle est avicultrice, éleveuse de poulets de chair. Un parcours atypique dans l’univers des concours. Pourtant, ce choix professionnel forge une image d’entrepreneure et d’une femme ancrée dans l’économie réelle.
Miss Cameroun 2025 : Josiane Golonga, la flamme de l’Extrême-nord, couronnée
Originaire du canton Bonambela, à Akwa, dans la ville de Douala, région du Littoral, elle revendique ses racines. Durant son mandat de dauphine, elle s’est engagée sur le terrain social. En février 2026, elle a organisé des consultations gynécologiques gratuites à Yaoundé. L’initiative, menée avec une clinique privée, ciblait la santé féminine. Un engagement concret, loin des strass. Désormais, un défi majeur l’attend. Elle représentera le Cameroun à Miss Univers 2026. La scène internationale impose d’autres exigences. Préparation, discipline, visibilité. La nouvelle reine devra fédérer et aussi restaurer l’image d’un concours secoué par les polémiques.
Notons que depuis 2002, quatre Miss ont été destituées par le Comica. Il s’agit d’Agathe Pascaline Nomgne, Anne Lucrèce Ntep, Julie Cheugueu Nguimfack et plus récemment Josiane Harangada Golonga. Cette répétition interroge et nourrit le débat sur la gouvernance du concours. Pour l’heure, Audrey Black Moutongo incarne un nouveau chapitre.















