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Minawao : 1 002 réfugiés nigérians rapatriés en deux convois

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La quatrième phase du rapatriement volontaire des réfugiés nigérians s’est accélérée dans l’Extrême-Nord, avec deux convois successifs quittant le camp de Minawao vers l’État de Borno.

La dynamique du retour s’intensifie pour les réfugiés nigérians installés au Cameroun. À Minawao, dans la région de l’Extrême-Nord, la quatrième phase du rapatriement volontaire a franchi un nouveau cap cette semaine. en effet, deux convois successifs ont quitté le territoire camerounais. Marquant ainsi une avancée significative dans un processus engagé depuis plusieurs années.

Le premier départ a eu lieu le mardi 27 janvier 2026. Ce jour-là, 297 réfugiés ont regagné le Nigeria à bord de cinq bus, sous bonne escorte. La cérémonie s’est déroulée en présence des autorités camerounaises et nigérianes. Ainsi que des partenaires humanitaires, au premier rang desquels le Haut-Commissariat des Nations unies pour les réfugiés. Les rapatriés ont pris la direction de Pulka, dans l’État de Borno, après plus d’une décennie d’exil.

Extrême-Nord : des marmites vides chez les réfugiés de Minawao

Rapatriement progressif de 3 122 réfugiés nigérians

Deux jours plus tard, le jeudi 29 janvier, une seconde vague a été officiellement lancée. À l’esplanade des services du gouverneur à Maroua, la cheffe de la sous-délégation du HCR, Monique Rudacogora, a remis les documents administratifs au gouverneur de l’Extrême-Nord, Midjiyawa Bakari. Ce deuxième contingent est composé de 705 personnes, regroupées en 85 ménages, toutes engagées volontairement dans le processus de retour.

D’après le quotidien Cameroon tribune, ces départs s’inscrivent dans un programme global prévoyant le rapatriement progressif de 3 122 réfugiés nigérians. Cinq convois sont annoncés vers les localités de Banki et Pulka, durement touchées par les violences de Boko Haram. Les autorités saluent une coopération régionale jugée exemplaire, fondée sur la dignité, la sécurité et le libre consentement des personnes concernées.

Au-delà de la portée symbolique, ces rapatriements répondent aussi à une urgence humanitaire. Créé en 2013 comme solution temporaire, le camp de Minawao accueille aujourd’hui plus de 77 000 réfugiés. Un chiifre bien au-delà de sa capacité initiale. Cette pression croissante fragilise l’accès aux services essentiels et alourdit les charges humanitaires dans l’Extrême-Nord.

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