Pour une affaire de stupéfiants. Le délégué général à la sûreté nationale vient de démettre le commissaire divisionnaire Oumarou de ses fonctions.
L’affaire des stupéfiants continue de raviver le débat au sein de l’opinion. Deux tonnes et demie de drogues, très précisément 2 491 kilos, ont été interceptées à l’aéroport de Douala. Capitale économique. L’annonce avait été faite via un communiqué du ministère des Finances, le 20 février 2026.
Drogue cachée dans des fûts
De la cocaïne et du tramadol, répartis dans six cargaisons arrivées au Cameroun.Par une compagnie européenne et une compagnie africaine. De la drogue cachée dans des fûts en plastique et des cartons que les trafiquants ont tenté de faire passer pour des « fournitures médicales ».
Depuis la saisie de cette importante cargaison, beaucoup d’eau a coulé sous le pont. Selon des sources policières, de nombreux hommes en tenue seraient impliqués dans ce trafic. En l’espace de trois ans, certains chefs de la police seraient même devenus des dealers de drogue. D’ailleurs certaines sources crédibles ont recensé 02 cas qui illustreraient l’ampleur du fléau.
Un mal plus profond
En janvier 2023, le commissaire de l’aéroport international de Douala,. Le commissaire divisionnaire Babanguida, est démis de ses fonctions. Et placé sous mandat de dépôt à la prison centrale de Yaoundé. Il est impliqué dans une affaire de saisie de drogue à l’aéroport de Douala. Qui n’a pas été acheminée auprès des services compétents de la police.
Scandale sexuel : La police camerounaise cherche la rédemption
Février 2026, un autre cadre de la police à Douala, commissaire divisionnaire, patron de la police judiciaire , le commissaire divisionnaire Oumarou vient lui aussi d’être démis de ses fonctions toujours pour cette affaire de stupéfiants. Au sein de la délégation générale à la sûreté nationale, sous anonymat, l’on avoue que le mal serait plus profond.
Comme qui dirait, fort heureusement, le délégué général à la sûreté nationale veille au grain. Lui qui entend insuffler une nouvelle dynamique. Au sein des délégations régionales vient de frapper le poing sur la table.
D’ailleurs il vient de procéder à la nomination, le mercredi 25 février 2026. Du commissaire divisionnaire Alain Camille Nguen Sany au poste de Chef par intérim de la Direction Régionale de la police judiciaire (DRPJ) du Littoral. Cette décision majeure, signée par le délégué général à la Sûreté nationale (DGSN), Martin Mbarga Nguele, intervient dans un contexte de réajustement des dispositifs sécuritaires dans la capitale économique.
Traitement de l’information sensible
Le nouveau patron de la PJ, qui occupait précédemment les fonctions stratégiques de chef de division régionale des Renseignements généraux, des affaires générales, des Transmissions et du Chiffre à Bamenda, dans la région du Nord-Ouest, apporte une expertise pointue en matière de collecte et de traitement de l’information sensible.
Entre défis de lutte contre le grand banditisme et gestion des dossiers judiciaires complexes à Douala, cette mutation souligne la volonté du patron de la police nationale d’insuffler une nouvelle dynamique sécuritaire dans la région du Littoral. Pour y parvenir, il devra s’appuyer sur des cadres rompus aux enjeux des zones de haute intensité.
















