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Harcèlement sexuel: Le Pr Simon Clotaire Mintoume de l’Université de Douala suspendu

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Le Pr Simon Clotaire Mintoume de l’Université de Douala a été suspendu le 17 Octobre dernier pour des motifs de harcèlement sexuel sur des étudiantes. La note a été portée dans un communiqué signé par le recteur de l’université Magloire Ondoa.

Un scandale de harcèlement sexuel fait des vagues à l’Université de Douala. Une nouvelle histoire qui secoue la communauté estudiantine. Le Professeur Clotaire Mintoume, chef du département de Communication et maître de conférence, est suspendu de ses fonctions à la suite d’accusations de harcèlement sexuel. La note d’information a été signée par Magloire Ondoa, le recteur de l’université le 17 Octobre 2024.

Selon la note, il s’agit d’une suspension à durée indéterminée et à titre conservatoire pour harcèlement des étudiantes, tripatouillage des notes, violation de l’éthique et de la déontologie universitaire. Ces informations troublantes ont été portées à l’attention de l’administration de l’université par plusieurs étudiantes courageuses qui ont décidé de briser le silence et de dénoncer les abus dont elles étaient victimes. Voici l’histoire de l’une d’entre elles dont le récit est décrit par le magazine Horizoncamer

« Bonjour, je m’appelle Lisa Rosita, ancienne étudiante à l’Université de Douala, Communication. Voici mon histoire. Quand on a changé l’ancien chef de département le Prof Evouna, j’avais certains petits problèmes de notes et comme tout étudiant il fallait faire des requêtes. Je suis allée faire des photocopies, je ne savais pas que c’était le nouveau chef de département, j’étais dans les nerfs, il fallait déposer les requêtes dans son bureau. Je ne savais pas que le Mr m’avait déjà remarqué, on faisait le rang, 4 à 5 personnes pour entrer.

Mais dès qu’il m’a vu à distance, il a commencé à dire, une seule personne entre et quand tu entres tu fermes la porte. Quand mon tour arrive, j’entre, il me demande de fermer la porte, il prend ma requête, il ne regarde même pas, il me dit juste d’écrire mon numéro sur la chemise et il demande d’expliquer mon problème, ce que je fais et il dit Ok. Après il se rend compte que je suis Bassa , il commence donc à me parler en Bassa, “tu sais préparer, tu sais faire ci , tu sais faire ça ?” Après il me dit “prend mon numéro, tu m’écris ou tu reviens demain à 14h” .

Moi je n’avais pas encore compris la chose, j’ai dit ok je vais revenir demain à 14h. Le lendemain à 14h je suis arrivée dans son bureau, et à cette heure à l’université presque tous les bureaux sont fermés et il n’y a plus trop de gens au département. Dès que j’arrive, il ferme son bureau, il baisse les nacos, et il commence à me dire de m’asseoir sur ses cuisses, il commence à me dire des choses, je dis ‘‘Ekie, comment ça je dois m’asseoir sur vos cuisses monsieur ?’’. Il me demande d’abord “ton problème c’est quoi ?”, je lui dis mon problème, il touche son ordinateur et il me dit Okey, quand les PV vont sortir ton problème sera résolu.

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Il me dit donc assieds-toi sur mes cuisses, tu es une très belle femme et tout, il se lève, il me demande d’abord de l’embrasser, j’ai pris peur et j’ai commencé à lui dire que je ne suis pas venu pour ça, les trucs comme ça, et je lui dis que j’ai ma petite sœur qui m’attend dehors c’est où il a eu peur et a demandé pourquoi je ne lui ai pas dit que ma petite sœur est là? Il dit donc de l’appeler le soir, je ne l’ai pas fait. Ce soir-là c’est lui qui m’appelle et demande où je suis, et dit qu’il faut qu’on parle. Moi je connaissais déjà ce qu’il voulait et j’essayais de l’éviter au maximum.

Au semestre 2 j’avais toujours un problème de note mais je partais avec ma copine, il faisait toujours ça genre une personne entre et tout. Il me dit “si je veux régler mon problème, je sais ce qu’il faut faire”. Moi je lui dis que je ne sais pas et il me dit “viens dans mon bureau seule demain” et toujours dans des heures bizarres. Dès que j’arrive, j’entre toujours dans son bureau, il ferme la porte. Le monsieur a appuyé  mes fesses, il appuie mes fesses, je me retourne et je lui dis que je ne suis pas là pour ça.  Comme j’avais porté une robe en col V, il se lève, il souffle sur ma poitrine, il me dit oh tu es très belle, etc.

J’avais mon copain à l’époque qui m’avait demandé d’enregistrer le monsieur mais j’avais déjà toutes les conversations avant que je ne change de téléphone. Le monsieur a vu que je parlais fort, je parlais fort “Non-Monsieur je ne veux” et quand j’ai commencé à parler fort, il a ouvert la porte. Il me dit “Okey vas-y je vais voir comment ton problème va être réglé.” Je devais reprendre le Niveau 2 à cause d’une seule matière sachant que quand tu as validé le premier semestre, au second semestre si tu as une matière avec 8.5 et plus on ferme.

J’avais donc cette note là sur une matière et j’étais sûr qu’on allait fermer, le monsieur a fait en sorte qu’on ne ferme pas. J’ai donné son numéro à mon copain pour l’avertir car je ne voulais pas mêler mes parents à ça et je savais que si je le faisais ça pouvait faire un gros problème et me clouer facilement comme il est influent à l’université. Mon copain l’appelle, il dit que c’est faux, il raconte les bêtises. Un jour nous sommes en classe et il me dit “tu penses que quand tu donnes mon numéro à ton copain ça va m’empêcher de faire quoi ? Tu connais ce qu’il faut faire pour régler ton problème”.

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Je laisse, je ne veux plus me frotter à lui, j’essaie de l’éviter au maximum et je dis donc que je vais reprendre le Niveau 2 pour une matière. J’ai donc repris, et on était déjà à la fin du premier semestre en licence et moi j’étais au niveau 2. Je veux tirer les quitus pour aller payer la pension du niveau 2, je constate qu’on a fermé ma note et je suis au niveau 3. Je m’en vais encore vers lui, cette fois-ci je n’étais pas seule, j’étais avec certains camarades de l’université de Douala. Je pars je lui demande comment se fait-il que je veux tirer mes quitus je vois niveau 3 pourtant il m’avait dit qu’on ne ferme pas et que je dois reprendre pour cette matière.

Il me dit que “si tu vois niveau 3 ça veut dire que tu es au niveau 3. Je t’avais dit que tu sais ce qu’il faut faire pour être à jour à l’université.” Je lui dis comment il peut me faire des choses comme ça, niveau 3 ce n’est pas niveau 2 Je dois composer la licence, je ne connais rien du semestre parce que je n’étais pas là comment je vais faire ? Il me dit “gère comme tu peux gérer, je m’en fou, tu n’as pas voulu être sage” Je pars je compose et j’échoue tout le premier semestre, je pars au rattrapage c’est là que je valide. Semestre 2 pareil je valide au rattrapage.

Je n’avais plus de problème de note, pour récupérer le diplôme (attestation de réussite) c’était un problème, il fallait encore que je marche derrière lui et il cherchait toujours les petites occasions pour me tripoter dans son bureau, me faire des trucs et tout. Je ne suis même plus au pays, il a refusé de me donner mon document, il me dit que je sais ce qu’il faut faire pour avoir mon diplôme.

Il m’a invité à plusieurs reprises à Ndogbong, à Ndokoti pendant les vacances je n’ai jamais accepté. C’était donc pour dire aux filles de faire très attention à ce Monsieur Mintoume, c’est un malade, c’est un psychopathe. Comment se fait-il qu’un vieux père comme lui tripote une petite fille comme moi. Il a appuyé mes fesses dans son bureau, ça m’a traumatisé ».

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