Le groupe Neptune, avec environ 10 000 bouteilles dans ses stations, a démarré la commercialisation de sa marque Neptune Gaz.
Selon les informations en circulation, le déploiement a commencé à se faire progressivement, à travers les stations-service du groupe dans le pays. Une première vague. L’on parle d’environ 10 000 bouteilles qui sont déjà en circulation.
Comme on l’avait constaté, Neptune a commercialisé jusqu’ici, dans ses stations, les bouteilles de gaz d’autres opérateurs. Le groupe a changé de stratégie. Suivant certaines sources, «Le groupe Neptune, a voulu opérer sous sa propre marque et capter davantage de valeur sur la distribution », nous révèle-t-on. D’après les sources, Neptune va remplacer progressivement, dans ses stations, les bouteilles des autres marketeurs par celles estampillées Neptune Gaz.
Investissement de 12 milliards Fcfa
Chez Neptune on dit s’approvisionner auprès de Prometal Groupe, en misant sur une production disponible au Cameroun. Jusqu’en 2021, les bouteilles de gaz domestique utilisées dans le pays étaient intégralement importées. À partir de 2022, Prometal Groupe, leader de la transformation de l’acier en Afrique centrale, a mis sur le marché les premières bouteilles de gaz domestique, issues de son usine implantée dans la zone industrielle de Douala-Bassa.
Dans les estimations, on parle d’un investissement de 12 milliards Fcfa avec une capacité de production de 600 000 bouteilles par an. Il est question d’apporter sa contribution pour satisfaire la demande nationale comprise entre 450 000 et 500 000 bouteilles.
Place aux nouveaux entrants
Pour les professionnels, le groupe intègre un marché occupé par des acteurs comme TotalEnergies, Tradex, Ola Energy, Glocal gaz, Bocom. Mais la dynamique du secteur laisse une place aux nouveaux entrants. Selon les données officielles, la production locale ne couvre qu’environ 20 % de la demande, soit près de 30 000 tonnes, le reste étant importé.
Alors, le Cameroun a importé entre janvier et octobre 2025, près de 1,8 million de tonnes métriques (TM) de produits pétroliers finis. Ces chiffres ont été communiqués par le ministre de l’Eau et de l’Énergie devant la Commission des finances de l’Assemblée nationale. Lors de la défense de l’enveloppe budgétaire 2025 de son département ministériel. A suivre Gaston Eloundou Essomba, près de 1,6 million de TM de super, gasoil et de pétrole lampant ont été importés sur la période, contre 208 210 TM de gaz domestique.
















