Il s’agit de l’assainissement du fichier solde de l’Etat. Ordre a été donné par le président de la République. On parle de plus de 5 000 autres agents de la fonction publique qui sont en sursis.
Joseph Lé, ministre camerounais de la fonction publique et de la reforme administrative a signé le 18 novembre 2024, une note d’information pour annoncer la radiation de 1172 agents des effectifs de l’administration. Des fonctionnaires et autres agents de l’État qui relèvent du code du travail. Il y a également une autre vague de l’année 1981 à laquelle il faut ajouter 424 employés de l’Etat qui ont subi le même sort il y a quelque temps. Dans les additions, cela va faire très exactement un effectif de 3 577 personnels radiés à ce jour.
C’est une opération qui s’inscrit dans le « cadre de la phase contentieuse de l’opération de comptage physique des personnels de l’État lancée au cours de l’année 2018 avec pour but d’identifier et de sortir du fichier solde de l’État, tous les agents publics qui y émargent irrégulièrement. Notamment du fait d’une absence non justifiée, d’une démission ou d’un décès non déclaré », nous explique-t-on au Minfopra.
Fonction publique : les agents de l’État absents vont être radiés
Dans les couloirs du ministère de la fonction publique, les informations parlent de 8 766 agents publics en indélicatesse et dont « 601 personnels seulement ont répondu aux demandes d’explications écrites qui leur étaient adressées, et pour certains, déférés aux convocations du Conseil permanent de discipline de la Fonction publique », nous indique-t-on.
30 milliards Fcfa économisés
Cette opération de radiations va se poursuivre en 2025, suivant l’instruction du président Paul Biya qui a prescrit cela dans l’élaboration du budget mis en examen à l’Assemblée nationale. Cette disposition, va ainsi vont permettre à l’Etat du Cameroun de réaliser des économies non négligeables sur la masse salariale de l’Etat. Selon les données fournies par le ministère des Finances, le comptage physique des personnels de l’État (Coppe) a déjà permis de supprimer environ 10. 000 agents publics fictifs du fichier solde de l’État, pour une économie annuelle d’environ 30 milliards Fcfa depuis 2019.
















