Alors que l’Assemblée nationale française est entrain de voter une réforme mettant fin à toute obligation implicite de relations sexuelles dans le mariage, certaines voix s’élèvent pour dénoncer une atteinte à l’essence même de l’union conjugale. Dans une prise de position, le journaliste d’origine camerounaise, Jean-Claude Mbede Fouda, fustige une loi qu’il juge contraire au dessein divin du mariage.
La réforme adoptée le 28 janvier 2026 par l’Assemblée nationale française suscite déjà des réactions contrastées. Elle précise que le mariage n’implique aucune obligation de relations sexuelles. Le texte est encore en attente d’examen au Sénat. De nombreuses organisations de défense des droits des femmes saluent cette avancée. En revanche, elle provoque une vive opposition dans certains milieux religieux et conservateurs.
Dans une prise de position virulente relayée par Actu Cameroun, Jean-Claude Mbede Fouda réagit vivement. Le natif camerounais qui vit en Italie se présente comme un chrétien engagé. Il dénonce ce qu’il considère comme une remise en cause de l’essence divine du mariage.
Selon lui, vouloir imposer la volonté humaine là où Dieu a établi son autorité mène à l’échec. Il affirme que le mariage est « la plus belle œuvre sur cette terre ».
À ses yeux, il est attaqué justement pour sa valeur symbolique et spirituelle.
Tout en reconnaissant l’existence d’abus au sein des couples, l’auteur estime que la loi va trop loin. Il juge possible de protéger les femmes contre les violences et les dérives patriarcales sans, selon ses mots, « vider le mariage de sa substance et de son essence divine ». Pour lui, les relations sexuelles constituent un élément fondamental de l’union conjugale, et leur disparition fragiliserait inévitablement le couple.
Jean-Claude Mbede Fouda attribue par ailleurs la crise du mariage en Occident à des unions fondées sur des intérêts matériels plutôt que sur l’amour. Il critique des mariages motivés par le calcul financier ou par la recherche de confort domestique, qu’il considère comme étrangers à la véritable vocation du mariage.
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« On ne joue pas avec Dieu«
Sa tribune prend enfin un ton fortement religieux, rappelant que le mariage serait un don de Dieu à l’humanité et mettant en garde contre toute tentative de le redéfinir par la loi. « On ne joue pas avec Dieu », avertit il, citant la Bible pour rappeler que Dieu est aussi « un feu dévorant ».
Cette réaction illustre la fracture persistante entre une approche juridique centrée sur le consentement individuel et une vision religieuse du mariage fondée sur une conception sacrée et immuable de l’union conjugale. Un débat qui devrait encore s’intensifier à mesure que le texte poursuit son parcours parlementaire.
















