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Falaise de Dschang : les signaux sont au rouge

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Une expertise sur les lieux, évoque l’hypothèse d’un troisième éboulement qui est imminent à la Falaise de Dschang. Et ce sont les habitants qui se retrouvent être en danger

Au lendemain du mercredi 6 novembre 2024, soit une journée après le deuxième éboulement qui a enseveli engins, voitures et des êtres humains. L’on nous signale la difficulté des équipes de secours qui travaillent avec du matériel rudimentaire à la recherche des corps. Des vidéos qui circulent, et les reportages télévisés, montrent les hommes et les femmes, pioches, pelles et machettes en main, effectuant un travail hyper laborieux, qui enlèvent la terre par endroit, dans l’espoir fou de retrouver les traces d’un corps.

Des images font frémir plus d’un observateur : « On se croit à une certaine époque des travaux forcés où les colons faisaient des tâches pénibles aux noirs qu’ils considéraient comme des esclaves. Pourtant on a le génie militaire. Comme si cela ne concernait pas les autorités de ce pays, voilà ce que le Cameroun présente aux yeux du Monde. Si un leader de l’opposition sortait pour faire un travail de déblayage, on allait voir la sortie du ministre de l’administration territorial pour interdire l’aide », a déclaré Gaspard Foléfack, un habitant de Dschang contacté par un confrère.

Catastrophe falaise de Dschang : Près de cinquante personnes ensevelies

La colère est encore montée depuis quelques heures, à l’annonce d’un troisième éboulement par des spécialistes qui expliquent que « sur les lieux, il y a l’apparition de fissures sur les montagnes bordant la falaise de Dschang  où a eu lieu le double éboulement. De plus, des personnes creusent sous la montagne, une activité maladroite qui pourrait précipiter un nouveau glissement de terrain », nous fait-on comprendre.

Extrême-Nord : l’insécurité persiste

Joint au téléphone, un de nos confrères nous informe de la descente sur les lieux d’une équipe d’enseignants-chercheurs de l’Université de Dschang, spécialisés en géologie et en géographie pour examiner les mouvements de terrain. Les conclusions sont précises. Pour eux, il s’agit d’un « écroulement massif en deux phases. Et la possibilité d’un troisième éboulement est toujours présente en raison de l’instabilité du relief », ont dit les chercheurs.

Qui, recommandent l’élargissement du périmètre de sécurité et la mise en place d’un plan de gestion durable, pour faire face à la situation et en même temps protéger les populations avec notamment « la mise en place d’un plan de gestion durable pour réduire la vulnérabilité face à de futurs événements similaires », selon certaines sources. En attendant, les populations sont prises entre les pleurs et l’incapacité de trouver les corps sous les mottes de terre.

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