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ELECAM accusé de violer la loi électorale 

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ELECAM a été accusé de violation de la loi électorale en conférence de presse  jeudi dernier à Yaoundé. Le professeur Maurice KAMTO, président national du mouvement pour la renaissance du Cameroun a accusé l’institution en charge de l’organisation des élections d’avoir posé des actions de nature à compromettre le déroulement paisible du scrutin présidentiel à venir.

Face à la presse jeudi dernier à Yaoundé, le président du MRC tance ELECAM. « Dans un communiqué rendu public, le 30 décembre 2024, par le Directeur Général d’ELECAM, comme pour montrer son souci de se conformer à cette prescription fondamentale de la loi électorale, il est écrit : « (…) Les listes électorales nationales sont disponibles, pour consultation, auprès des Antennes Communales d’Elections CAMEROON et des points focaux d’ELECAM dans les représentations diplomatiques et postes consulaires du Cameroun à l’étranger (…) », rappelle Maurice KAMTO.

Cette déclaration, poursuit-il, constitue une violation flagrante de l’article 80 précité du Code électoral. «En effet, en procédant tel qu’il a fait, de son propre aveu, le Directeur Général d’ELECAM n’a pas publié la liste électorale nationale, tel que prescrit par la loi. Cela revient à dire qu’à ce jour, il n’y a pas de liste électorale nationale disponible et accessible au public. Ce manquement grave à la loi est de nature à compromettre la participation de nombreux Camerounais au scrutin présidentiel attendu, et par suite à créer des frustrations et des contestations dont nous pouvons et devons faire l’économie », affirme le candidat à l’élection présidentielle.

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Lui qui soutient que cette situation porte atteinte au droit de vote de chaque citoyen régulièrement inscrit sur les listes électorales, reste dans l’incertitude quant à savoir si son inscription est valide et dans l’incapacité d’apporter d’éventuelles corrections. Bien plus,  « elle cause en même temps un préjudice sévère aux intérêts de notre parti, le MRC, en tant qu’acteur du processus électoral habilité par la Constitution à concourir à l’expression du suffrage des Camerounais », confie-t-il.

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Aussi le président du MRC déclare  que son parti a engagé deux types d’actions juridiques. « La première action consiste en la saisine du Conseil Constitutionnel qui, en vertu de l’article 3 la loi N°2004/004 du 21 avril 2004 modifiée et complétée par la loi N°2012/015 du 21 décembre 2012 portant organisation et fonctionnement du Conseil Constitutionnel,  » veille à la régularité de l’élection présidentielle, des élections parlementaires, des consultations référendaires et en proclame les résultats ».

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