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Dibombari : tension vive à Bomono ba Mbengue

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A l’origine de cette situation à Dibombari, les manœuvres de l’administration territoriale qui a décidé d’ériger le quartier Maka en village, imposant alors un chef de 3ème degré qui dit commander presque tout le groupement.

Les jeunes de Bomono ba Mbenguè se sont retrouvés le samedi 19 octobre 2024 à la case communautaire. Une rencontre avec le chef de groupement, Sa majesté David Dibanda Mingolle entouré des autres chefs traditionnels parmi lesquels Simon Kotto Mbongo de Bomono ba Mbenguè 2, Jean Claude Dissakè du village Babenga, et le bouillonnant Samuel Elongo Kingue du village Bwadibo. Dans une ambiance singulière, les fils et les filles du village ont pris à tour de rôle la parole pour comprendre ce qui se cache à travers l’implantation depuis le 20 septembre 2024, d’une plaque qui indique une chefferie et sur laquelle on peut lire en gros caractères : « Chefferie traditionnelle de 3eme degré du village Maka – Canton Bakoko, Maka Village», avec un drapeau qui flotte au lieudit Bomono ba Mbengué 2.

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« il va donc désormais exister Bomono ba Mbengue 2 bis. Belinga Eboutou et Jules Doret Ndongo ont créé leur chefferie et un village fictif qui va être dirigé par Malobé Eyondi Stéphane, fils de Papa Eyondi du foyer Bonamuedi à Bomono ba Mbenguè. Il est entré dans la rébellion et s’est retiré de toutes les réunions du village pour être indépendant. Il s’est donc installé là où il est aujourd’hui, le domicile de ses parents qu’il a érigé en village Maka. Il a même fait fort, reniant ses origines pour se déclarer fils du canton Bakoko. Il faut que les autorités mettent dans leur tête que le village Maka n’a jamais existé. C’est plutôt un carrefour aménagé par les allemands pour faire leur commerce. Une gare si vous voulez. Il n’y a jamais eu un village qui s’appelle Maka. La gare Maka, c’est la limite entre Bonendalè et Dibombari au niveau du pont Bépélé», a longuement expliqué un patriarche très en colère .

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L’affaire qui est entre les mains du sous-préfet, est loin de ramener la sérénité. Au contraire, la tension monte plutôt. « Il nous a été rapporté que la décision est prise par les autorités de Yaoundé qui veulent à tout prix, créer un nouveau village. Nous avons appris qu’il faut réhabiliter Malobé Eyondi Stéphane, comme chef du village Maka qui a dit à la sous-préfecture de Dibombari que son territoire va de Bépélé jusqu’à Njuki, village limitrophe avec Bomono ba Jedu. Donc il a tout Bomono Bomono. Dans ce cas il est le chef de groupement. Ces gens-là veulent la guerre dans ce pays.et nous ne laisserons pas cela passer », a laissé entendre un jeune qui a même accusé les chefs de laxistes.

Dans le jeu de la tempérance, Ses majestés Sa majesté David Dibanda Mingolle et Simon Kotto Mbongo ont appelé au calme : « nous sommes un peuple pacifique. Il nous a été demandé de fournir les éléments de géographie et les noms des villages qui composent le groupement Bomono Bomono. C’est ensemble que nous allons préparer ces éléments qui vont être portés par Sa majesté Dibanda Mingolle qui ira les remettre à monsieur le Sous-préfet qui nous attend », ont-ils déclaré.

Une commission a été mise sur pied pour collecter touts les informations pouvant aider à la compréhension du sujet par les autorités. Et le climat reste toujours tendu.

Affaire à suivre

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