L’opérateur Camtel s’offusque des affirmations visant à lui faire porter la responsabilité de la dégradation de la qualité des communications téléphoniques.
Depuis quelque temps, de nombreux abonnés se plaignent de la dégradation des communications téléphoniques. Sur les réseaux sociaux, des internautes crachent du venin. Certains honnissent les opérateurs de téléphonie. Non sans les accuser de les rançonner. Désabusés, ils ne savent plus à quel saint se vouer. A qui la faute ?
Dans sa parution du 16 février, Cameroon Eco Business relaie un communiqué rendant Camtel coupable de la dégradation du réseau. Ce qui n’a pas manqué de susciter la réaction du top management.
Contre ces déclarations
Dans un communiqué, la directrice générale « s’indigne contre ces déclarations ». Qui vise à « discréditer la qualité de son réseau de transport ». Elle tient par ailleurs à préciser « qu’orange Cameroun s’appuie sur la fibre noire pour bâtir son propre réseau ». «Fibre sur laquelle Camtel n’a aucune visibilité ».
Poursuivant, elle soutient que « si des solutions comme les capacités managées offrent automatiquement la redondance en cas de panne ». Ou « rupture de la fibre optique et constituent un gage pour la disponibilité permanente des services ».,Il est à « relever qu’Orange Cameroun refuse délibérément d’en exploiter et s’obstine à vouloir rester sur la fibre noire ».
En conséquence, souligne le top management, Camtel ne saurait porter la responsabilité de la dégradation du réseau. Et d’un client consécutivement à la limitation de la solution technique déployée par ce dernier.
Connexion en last mile
Il faut préciser que tous les opérateurs du mobile au Cameroun exploitent le même réseau de transport. Chacun est garant de la stratégie de redondance de ses différents sites et à sa convenance. S’agissant du site d’Orange de Zoétélé qui a connu des perturbations, c’est la connexion en last mile qui était impactée. « Camtel et Mtn Cameroun n’ont été aucunement affectés. Il faut la redondance des connexions en last mile. La responsabilité incombe à chaque opérateur », dit Yah Sunday.
















