L’ambassadeur de la République fédérale d’Allemagne au Cameroun a reçu en audience une délégation de cinq chefs traditionnels conduite par Espérance FEZEU, secrétaire exécutive de l’association Esperanza-CADE. Au menu des discussions l’« histoire, développement local et cohésion sociale ».
Elle qui a pris la parole pour préciser qu’ « après le changement à la tête de la représentation diplomatique de la République fédérale d’Allemagne au Cameroun, il était important pour les chefs traditionnels des communautés ayant une histoire particulière avec la présence allemande au Cameroun. »
Et « celles bénéficiant directement ou indirectement de divers projets implémentés sur le terrain par Esperanza-CADE. De venir présenter à l’ambassadeur entrant d’abord leurs civilités, et de lui faire une sorte de bilan de parcours d’une collaboration dont les premières actions palpables remontent aux années 2017 ».
Chantier de la construction
Après ces quelques précisions, les chefs traditionnels ont expliqué au nouvel ambassadeur que la dynamique de collaboration en cours entre les chefferies et la coopération allemande part du constat que les premiers interlocuteurs vis-à-vis du pouvoir colonial dans le cadre du chantier de la construction de la république étaient les chefs traditionnels.
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Malheureusement l’avènement de cette république est venu renvoyer ces derniers aux seconds rôles, faisant d’eux désormais le chaînon manquant des processus d’élaboration des stratégies de développement, au point où on ne connait aujourd’hui des chefferies que la version de l’histoire racontée par les maîtres d’hier.
Ils poursuivent en relevant que dans un contexte camerounais où l’on parle de plus en plus de décentralisation et de restitution par les puissances coloniales des biens culturels et cultuels pillés aux communautés lors de l’esclavage et la colonisation.
Selon les garants de la tradition, c’est l’occasion de ramener l’église au centre du village afin que les autorités traditionnelles retrouvent leur rôle originel d’acteurs de développement et de bâtisseurs avant-gardistes de la république.
Dynamique de collaboration
Ils mentionnent donc que c’est fort de ce constat qu’est née la dynamique de collaboration entre les chefferies traditionnelles, l’assistance technique allemande et l’association Esperanza-CADE, avec des projets concrets en matière de réappropriation de l’histoire par la jeunesse, de développement local et de cohésion sociale.
A titre d’exemple : L’organisation avec le concours de GIZ lorsque les conditions le permettent, des voyages en Allemagne dans le cadre de la coopération décentralisée avec les communes allemandes pour le développement local.
Batoufam et Bandenkop
La conduite à Batoufam et Bandenkop, deux villages de la région de l’Ouest du projet Savoirs endogènes et cohésion sociale (SECOS) dans le cadre de la gestion des conflits, projet qui se réalise avec le concours du programme Service civil pour la paix de GIZ,
Toujours dans le cadre du programme Service civil pour la paix de GIZ, la réalisation de l’exposition Kamerunstadt, une activité que Doual’art a initialement pensée pour les établissements scolaires et qui connait aujourd’hui une appropriation par les chefferies grâce à un partenariat avec Esperanza-CADE.
















