La condamnation à mort Cameroun d’un homme reconnu coupable du meurtre d’un enfant de 5 ans a été prononcée mercredi par le tribunal de grande instance de Yaoundé. Dagobert Nwafo a été jugé pour l’assassinat de Mathys Ouandji, une affaire qui avait bouleversé l’opinion publique camerounaise depuis mai 2025. La peine capitale est rarissime dans le pays, qui n’a procédé à aucune exécution depuis plusieurs décennies.
Une peine de mort prononcée à Yaoundé
Le tribunal de grande instance de Yaoundé a rendu son verdict ce mercredi 18 mars 2026. Dagobert Nwafo a été reconnu coupable de l’assassinat de Mathys Ouandji, 5 ans. La juridiction a prononcé la peine de mort par fusillade.
L’information a été révélée par le quotidien Cameroon Tribune. Elle survient dans une affaire qui avait profondément choqué la société camerounaise depuis les faits, survenus en mai 2025 dans un quartier de la capitale.
La condamnation à mort Cameroun de Dagobert Nwafo constitue une décision judiciaire hors du commun. La peine capitale est inscrite dans la législation camerounaise, mais son application reste rarissime. Aucune exécution n’a été menée dans le pays depuis plusieurs décennies.
Le verdict rendu mercredi représente l’une des sanctions les plus sévères du droit pénal camerounais. La juridiction a reconnu dans ce crime une gravité exceptionnelle, celle d’un adulte qui s’attaque à un enfant de 5 ans.
Le tribunal a également prononcé des réparations civiles massives. Ces montants s’ajoutent à la peine principale et témoignent de la sévérité globale de la décision.
Les faits : un enfant tué chez lui, au couteau
Les faits remontent à mai 2025. Dagobert Nwafo s’est rendu au domicile de la famille Ouandji, dans un quartier de Yaoundé, armé d’un poignard.
À l’origine du geste : un différend avec le père de l’enfant. Ce conflit a conduit Nwafo à se déplacer jusqu’au domicile familial. Il avait apporté l’arme.
L’enfant n’était pas directement impliqué dans ce litige entre adultes. Mathys Ouandji, 5 ans, a pourtant été la victime de ce geste. Il a été assassiné avec l’arme blanche.
La mort de l’enfant a eu lieu dans son propre foyer. Un domicile familial s’est transformé en lieu de crime. Cet aspect des faits a profondément marqué l’opinion publique camerounaise.
Le tribunal a retenu la qualification d’assassinat pour les faits commis en mai 2025. Cette qualification pénale a conduit le tribunal à prononcer la peine capitale. Le verdict reflète la gravité reconnue par la juridiction.
La condamnation à mort Cameroun : un contexte judiciaire exceptionnel
Le Cameroun maintient la peine de mort dans son droit positif. Le code pénal camerounais la prévoit pour les crimes les plus graves. Son application reste cependant extrêmement rare.
Le pays n’a procédé à aucune exécution depuis plusieurs décennies. Les tribunaux camerounais prononcent rarement la peine capitale. Le verdict rendu mercredi tranche avec cette pratique habituelle des tribunaux.
La condamnation à mort Cameroun dans cette affaire constitue ainsi un acte judiciaire notable. Elle illustre que la peine capitale reste disponible comme sanction ultime, même si son recours effectif est devenu exceptionnel dans le système judiciaire camerounais.
La rareté des condamnations à mort prononcées au Cameroun rend ce verdict d’autant plus remarquable. La décision du tribunal de grande instance de Yaoundé constitue un signal fort sur le recours possible à la sanction ultime face aux crimes les plus graves.
La modalité d’exécution choisie est la fusillade. C’est cette forme précise que le jugement a retenue, conformément aux dispositions applicables du droit camerounais.
L’affaire « Bébé Mathys » suscite de nombreuses condamnations
L’assassinat du petit Mathys Ouandji a rapidement pris une dimension nationale. Les médias et le grand public ont baptisé cette affaire « Bébé Mathys ».
Elle a agité l’opinion pendant plusieurs mois. De nombreuses voix se sont élevées pour condamner ce crime à travers tout le pays. Le gouvernement camerounais a lui-même pris publiquement position pour dénoncer ce crime.
La mort d’un enfant de 5 ans, tué dans son foyer en raison d’un différend qui ne le concernait pas, a soulevé une vague d’indignation dans tout le pays. Le fait que l’enfant ait été victime d’un litige entre adultes a particulièrement ému l’opinion.
Une opinion publique fortement mobilisée attendait ce verdict avec impatience. Le verdict répond à cette attente collective. Il marque la conclusion, au moins provisoire, d’une procédure très suivie.
L’affaire a mis en lumière les attentes de la société camerounaise en matière de protection de l’enfance. Elle a posé la question de la réponse judiciaire face aux actes de violence extrême commis contre des mineurs.
Des réparations civiles d’une ampleur considérable
Au-delà de la peine capitale, le tribunal a ordonné des réparations civiles importantes. Dagobert Nwafo devra verser 500 millions de FCFA aux parents de Mathys Ouandji. Ce montant s’élève à environ 762 250 euros.
Le tribunal prononce également une condamnation de 25 millions de FCFA au profit de l’État. Cette somme représente environ 38 000 euros. Ces deux montants figurent dans le jugement rendu le 18 mars 2026 par le tribunal de grande instance de Yaoundé.
Ces réparations civiles s’ajoutent à la peine principale. Elles traduisent la reconnaissance, par la juridiction, des préjudices subis par la famille de la victime et par la collectivité camerounaise.
La condamnation financière est massive. Elle sanctionne un acte d’une violence extrême qui a coûté la vie à un enfant de 5 ans, arraché à sa famille dans des circonstances particulièrement dramatiques. Le tribunal reconnaît ainsi, au plan civil, l’ampleur du préjudice causé.
La condamnation à mort Cameroun : suite attendue de la procédure
Le tribunal a rendu son verdict. Il condamne Dagobert Nwafo à mort par fusillade et lui impose le versement de dommages et intérêts considérables.
L’application effective de la peine de mort reste une question ouverte. Le Cameroun n’a pas procédé à une exécution depuis plusieurs décennies. Cette réalité pèsera sur la suite du dossier.
La condamnation à mort Cameroun dans l’affaire Bébé Mathys constitue un précédent judiciaire notable. Elle clôt provisoirement une procédure très suivie par l’opinion publique et par les médias nationaux.
Le condamné devra verser 500 millions de FCFA aux parents de la victime et 25 millions de FCFA à l’État, conformément aux réparations civiles fixées par le jugement. Sur le plan pratique, l’affaire Bébé Mathys laisse plusieurs questions sans réponse définitive.
L’assassinat de Mathys Ouandji et le verdict rendu mercredi resteront dans les annales judiciaires du Cameroun. Ils représentent l’une des affaires criminelles les plus médiatisées et les plus douloureuses de ces dernières années.
















