Les taux d’inflation sont hyper élevés dans les espaces marchands au Cameroun. Les prix des denrées alimentaires et autres biens de consommation ont presque triplé en 9 ans.
En comparaison, le taux d’inflation a cumulé de 2022 à 2024, atteignant jusqu’à 19,3%. Un taux plus élevé que sur la période allant de 2013 à 2021. Soit 9 ans d’écart. Selon les données fournies par l’Institut national de la statistique (Ins), l’écart est bien grand. « le cumul des différents taux d’inflation enregistrés dans le pays entre 2022 et 2024 atteint 19,3% », apprend-on.
L’ampleur de la cherté
Aussi « cet indicateur est de près de 2% supérieur au taux cumulé de l’inflation enregistré au Cameroun ». Et c’est sur « la période de 9 ans allant de 2013 à 2021, soit17,5% ».
Ainsi, le document rendu public le 21 février 2025 par l’Ins établit un indicateur supérieur au taux cumulé au Cameroun.
Quant à l’écart, il ressort clairement qu’il est de l’ordre de 2% supérieur à ce que le pays a connu jusqu’ici. Bref, ce sont des chiffres assez révélateurs. Et qui traduisent le mal être. « L’ampleur de la cherté est bien ressentie sur le pouvoir d’achat dans les ménages ». C’est une évidence.
Embargo contre la Russie
Les experts ont vite fait de lier cela au contexte mondial. Celui marqué par le conflit entre la Russie et l’Ukraine. Une situation conflictuelle qui conduit à l’embargo décidé contre la Russie. « L’impact le plus visible de la guerre sur l’Afrique est la hausse des prix du carburant et des denrées alimentaires ».
Ensuite, « l’inflation et l’instabilité financière ». Et pour terminer, « les plus pauvres sont les plus durement touchés ». Car « une grande partie des dépenses est consacrée à la nourriture et aux transports », dit l’expert Mabuka.
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Ainsi donc, l’année 2024 marquée par la persistance par l’embargo imposé à la Russie, sonne comme le début du calvaire. En somme, il y’a eu des conséquences sur les prix de certains produits importés par l’Afrique, notamment le blé.
Cependant, de manière globale, les pressions inflationnistes ont vu leur intensité diminuer en 2024 au Cameroun. Elles sont passées de 7,4% en 2023 à 4,5% un an plus tard. Pour conclure, ce taux demeure au-dessus du seuil de 3% fixé par la Cemac. Un ensemble qui regroupe le Cameroun, le Congo, le Gabon, la Guinée équatoriale, le Tchad et la Rca.
















