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Affaire Redhac : L’intransigeance absurde du gouvernement

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L’affaire Redhac se joue devant la justice. La prochaine audience de cette affaire est prévue le 04 août 2025 au tribunal de première instance de Douala-Bonanjo.

Plus de six mois après les faits, les locaux du Redhac sont encore sous scellés. Pourtant  la suspension du Minat était prévue pour une durée de trois mois. Pour les défenseurs des droits de l’homme, il y a lieu de constater qu’il y a anguille sous roche. Les incessants renvois qu’enregistre cette affaire au tribunal de première instance de Douala Bonanjo le confirme d’ailleurs.

Les subtils contours

A la première audience du 07 avril 2025, l’affaire a été renvoyée au 02 juin puis au 04 août 2025 pour le même motif. A savoir : « Non-retour de citation à prévenue de madame la Directrice exécutive ». Entre temps, le Rédhac avait transmis au Minat et à la préfecture du Wouri toute la documentation administrative. Et financière liée à la mise en œuvre de ses activités, respectivement le 29 janvier et le 28 mars 2025.

Pour comprendre les subtils contours de cette affaire, il faut remonter au mois de décembre 2O24. Le vendredi 6 décembre 2024 restera à jamais gravé dans la mémoire du personnel du Redhac. C’est ce jour en effet où le ministre de l’administration a pris deux arrêtés.

Les arrêtés N° 000121/Minat et 000122/Minat du 06 décembre 2024. Suspendant le Réseau des défenseurs des droits de l’homme en Afrique Centrale (Rédhac). Et d’autres  organisations de la société civile pour une durée de trois mois.

Manœuvres préélectorales : le Redhac met en garde  le gouvernement

Une convocation par le préfet du Wouri

Le lundi 9 décembre 2024, les locaux du Redhac sont pris d’assaut par le sous-préfet de Douala 1er. Un Commissaire de police principal ainsi que des éléments des forces de l’ordre, mettent tout le personnel dehors. Et posent les scellés sur le portail du siège à Douala.

Mise au parfum de la situation, la Co-Pca se déporte immédiatement sur les lieux, casse les scellées. Non sans avoir fait remarquer à l’autorité administrative qu’elles avaient été illégalement apposées. Son acte va lui valoir une convocation quelques jours après, par le  préfet du Wouri. L’autorité administrative lui demande de se présenter à son cabinet pour affaire la concernant.

Des convocations de la police judiciaire

Le 16 décembre 2024, alors que Me Alice Nkom et Maximilienne Ngo Mbe accompagnées de leurs conseils.  Sont en chemin pour honorer à un énième rendez-vous chez le préfet. Celui-ci envoie un émissaire leur dire de ne plus venir. Sans toutefois donner les raisons de cette annulation de rendez-vous.

Dangers des discours de haine : le REDHAC sensibilise dans les établissements

Alors que l’on pensait s’acheminer vers un apaisement. Uune autre convocation est servie aux responsables du Rédhac. Et notamment à Maximilienne Ngo Mbe, pour « bris des scellés ». Pourtant il s’est révélé que celle-ci  n’était pas sur les lieux au moment des faits.

Le 14 janvier 2025 les deux responsables du Rédhac sont surprises. Lorsqu’elles reçoivent des convocations de la Division de la Police Judiciaire du Littoral pour le 22 janvier 2025. Malgré toutes les explications données lors de l’audition. La police judiciaire va envoyer le dossier au tribunal de première instance de Douala-Bonanjo. Où l’affaire est enrôlée pour des faits de «Bris des scellés et rébellion».

La prochaine audience de cette affaire au tribunal de première instance de Douala-Bonanjo est prévue le 04 août 2025. Le droit sera-t-il dit ? On ne perd rien à attendre.

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