Le 17 février 2025, Rodolphe Fonkoua, président de l’Onmc, a fait une sortie virulente. Il dénonce vivement la présence des caméras de télévision dans les hôpitaux lors des visites administratives.
Le président du conseil de l’Ordre national des médecins du Cameroun s’est exprimé dans un communiqué. Il fustige l’intrusion des médias lors des contrôles administratifs et des visites inopinées organisées par les autorités sanitaires. Ces visites sont devenues une routine sous la direction du ministre de la Santé publique, Malachie Manaouda. Rodolphe Fonkoua souligne que ces moments sont souvent marqués par la présence des caméras, ce qui transforme ces contrôles en spectacles publics.
Des vidéos de ces visites ont récemment fait le tour des réseaux sociaux. L’une d’elles, particulièrement virale, montre le ministre Malachie Manaouda en train de réprimander le personnel de santé. Tout ceci se passe lors d’une visite inopinée dans un hôpital de Ngaoundéré. La scène, à la fois humiliante et tendue, se déroule devant les caméras et en présence de journalistes.
Atteinte à la dignité
Pour Rodolphe Fonkoua, ces vidéos portent atteinte à la dignité des soignants et génèrent des réactions fortes, même à l’étranger. Bien que l’Ordre des médecins reconnaisse aux autorités sanitaires le droit de mener des contrôles dans les établissements de santé, il critique la médiatisation de ces visites.
Ces dernières, selon lui, dénaturent l’image des hôpitaux et fragilisent la relation de confiance entre les soignants et les patients. Elles projettent également une image négative de la profession tant à l’intérieur qu’à l’extérieur du pays.
Depuis son élection en décembre 2023, Rodolphe Fonkoua mène un combat acharné pour l’amélioration du statut des médecins au Cameroun. Il milite pour une meilleure intégration des jeunes médecins et défend l’importance de la formation continue pour les professionnels de la santé.
En dénonçant ces pratiques, il appelle à un retour à plus de dignité et de respect dans le secteur de la santé. L’homme de 72 ans insiste sur le besoin de préserver l’intégrité des lieux hospitaliers et la confidentialité des soins.
















