En visite officielle à Kiev en Ukraine, le chef de la diplomatie ghanéenne, Samuel Okudzeto Ablakwa, a sollicité la libération de deux Ghanéens faits prisonniers alors qu’ils combattaient dans les rangs russes. Les autorités ukrainiennes, qui dénoncent le recrutement d’Africains par Moscou, affirment que ces hommes ont été manipulés et assurent qu’ils sont traités conformément au droit international.
Victimes de manipulation
Son homologue ghanéen a assuré que les Africains rejoignant l’armée russe n’étaient « pas mandatés par les gouvernements africains ». Les Ghanéens partis à la guerre « sont victimes de manipulation, de désinformation » de la part « de réseaux criminels de trafiquants » qui leur promettent « un travail décent » en Russie, a-t-il assuré.
« Ils n’ont aucun passé dans la sécurité, aucun passé militaire. Ils n’ont pas été formés et ils ont simplement été attirés, puis trompés et envoyés en première ligne sur le champ de bataille », a affirmé M. Ablakwa. Il a remercié l’Ukraine pour son « respect du droit international » dans le traitement des prisonniers de guerre ghanéens.
« Nous avons reçu des rapports indiquant qu’ils sont en bonne santé » a-t-il dit, avant d’ajouter: « Ils n’ont pas été torturés. Ils n’ont subi aucun traitement inhumain depuis leur capture ». Ces derniers mois, plusieurs pays africains, notamment le Kenya et l’Ouganda, ont découvert le sort de leurs ressortissants enrôlés dans l’armée russe.
Beaucoup finissent tués ou capturés en Ukraine.
Des journalistes de l’AFP ont rencontré des prisonniers kényans, togolais, camerounais et nigérians. La rencontre a eu lieu fin 2025 dans une prison ukrainienne. Plusieurs Kényans interrogés après leur retour au pays ont raconté leur expérience. Ils disent avoir croisé des dizaines d’Africains dans des camps d’entraînement en Russie ou sur le front. Ces combattants venaient du Nigeria, du Cameroun, d’Égypte ou d’Afrique du Sud.
Ces hommes affirment avoir été trompés par des promesses d’emplois civils bien rémunérés en Russie. Ils se sont ensuite retrouvés enrôlés de force dans l’armée russe.
Ils ont été envoyés combattre en Ukraine.
© Agence France-Presse
















