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Présidentielles 2025 : la mesure « provocateur » du préfet du Mfoundi

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Depuis le 16  juillet dernier, Emmanuel Mariel Djikdent préfet du Mfoundi, limite le séjour à toute personne qui ne respecte pas une certaine conduite politique et civile dans son département. La réaction musclée de la société civile et des leaders politiques qui pensent que le préfet « joue avec le feu », ne se s’est pas fait attendre.

Le préfet du département du Mfoundi, Emmanuel Mariel Djikdent, limite depuis le 16 juillet dernier le séjour à toute personne qui ne respecte pas une certaine conduite politique et civile dans son département.  Depuis la signature de cet arrêté préfectoral jugée très dangereux pour un pays démocratique, la société civile et la classe politique sont montées au créneau, chacun dénonçant une stratégie de musèlement digne des époques coloniales. Selon des leaders d’opinion, le préfet du Mfoundi aurait outrepassé le cadre légal de ses compétences.

Le président du PCRN qualifie cette décision de dérive autoritaire. « Monsieur le Préfet. Personne ne fuira ce pays! Nous allons continuer à critiquer violemment le pouvoir de Yaoundé, proportionnellement à la maltraitance que nous infligent votre régime et celui qui l’incarne. Au nom du décret qui vous nomme, vous mettez en cause tous les acquis du peuple camerounais des années 90! Dans l’article 3, de votre fameux communiqué, vous dites que vous visez à protéger la Jeunesse, pourtant c’est sous vos yeux que la fille du président , Brenda Biya a pris l’ avion dans votre indifférence !Cette panique nous redonne de la force! Monsieur le Préfet qui a envie de rester dans une ville de Yaoundé à la puanteur des poubelles, Des routes concassées, l’insécurité partout, pas de transport urbain…Voilà ce à quoi vous devez vous consacrer. Mais vous vous vantez d’être bras séculier d’une dictature. J’y reviendrai en détail », promet Parfait Mbvoum, Président National du Forum Républicain.

Atanga Nji

 

A lire : Présidentielle 2025 : Atanga Nji menace les partis de l’opposition

 

Face à cette décision prise par le préfet du Mfoundi, le fondateur-président fondateur de L’UCGP réagit. Pour  Magloire Ngangue Kamgaing, «  l’arrêté préfectoral du patron du département du Mfoundi arrive à l’aube d’une période pré-électorale. Cet arrêté ne pourrait surprendre que ceux qui ne suivent pas l’actualité et l’activité des partis politiques depuis quelques mois au Cameroun et dans la Diaspora. Sûrement c’est dans l’intention d’être proactif, que le Préfet a pris sur lui de prendre des précautions, pour éviter des désagréments qui pourraient advenir à certains de nos compatriotes, lancés dans le feu de l’action politique ».

Il poursuit : « cet arrêté forcément, pourrait fragiliser la liberté d’expression dans le Mfoundi, car sur les médias classiques aujourd’hui et d’autres médias, beaucoup s’habituent à la critique, au débat contradictoire, prennent des positions parfois extrémistes sur certains sujets concernant la gestion de notre pays…  Mais nous savons tous que la liberté d’expression ne saurait s’apparenter au libertinage de l’expression… Personnellement j’ai l’impression qu’il s’agit simplement d’une mise en garde, afin d’empêcher les uns et les autres de tenir des propos qui pourraient être réprimés par la loi fondamentale du Cameroun et qui pourraient mettre à mal nos Institutions républicaines ».

Présidentielle 2025

 

A lire : Présidentielle 2025 : Anne Féconde Noah appelle la jeunesse à s’inscrire massivement sur les listes électorales.

 

Devant cette décision, estime-t-il, on penserait aisément que le Régime de Yaoundé aurait peur que les propos des uns et des autres, tenus généralement sur d’autres territoires hors du Mfoundi ou même dans la diaspora dans les espaces de communication, puissent effectivement déstabiliser les institutions Républicaines, pendant cette période préélectorale, très sensible, qui nous mène tout doucement vers les présidentielles au Cameroun.

Et de croire qu’ « il est très clair que cette décision, dans les prochains jours pourrait être prise par les autres préfets, s’ils se rendent compte d’un réel danger dans les propos des uns et des autres dans les espaces publics de leurs territoires de commandement respectifs, pouvant déstabiliser les Institutions Républicaines ».

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