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Port de Douala : les contrôles phytosanitaires en péril

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Les sociétés de traitements phytosanitaires annoncent un mouvement de grève dès le 14 octobre 2024, donc dans 6 jours très exactement. Une situation à craindre dès lors que les denrées alimentaires non contrôlés risquent se retrouver dans les espaces marchands avec tout ce que cela comporte.

Les raisons de la colère sont contenues dans le préavis de grève envoyé au Directeur général du port autonome de Douala et au ministre de l’agriculture et du développement rural. Les sociétés de traitements phytosanitaires sont contre les mesures prises au Port autonome de Douala et répercutées par le chef de poste de police phytosanitaire qui a décidé que « les demande de supervision de traitements en ligne ou manuelles adressées au poste de police phytosanitaire du Port de Douala, seront accompagnées systématiquement d’une déclaration dûment visée par la Régie Phytosanitaire et Sanitaire du PAD (RPS) », peut-on lire dans cette correspondance signée le 7 octobre par Simon Jules Momaso, président national du Syndicat national des sociétés de traitements, d’hygiène, d’assainissement et de revendeurs du matériel phytosanitaire (Synsthar-Phyto) qui explique que « depuis la signature du cahier de charge le 28 décembre 2023, il est demeuré difficile, voire impossible de faire appliquer ce type de disposition. Car, la RPS exige aux sociétés comme condition préalable, le paiement de la redevance variable, correspondant au volume de marchandise à traiter », dit-il.

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Une convention avec des mains inexpertes

Avec lui, on peut alors comprendre que « cette étape constitue une entorse à deux niveau : le prolongement des délais de passage et l’exigence d’une somme d’argent encore non acquis, qui devrait découler du paiement par la société au terme des traitements réalisés », nous fait comprendre M. Momaso qui dénonce de ce fait la signature par le PAD d’une convention avec des mains inexpertes alors qu’il y a des structures bien établies pour ce genre d’opération : « les sociétés de traitement sont victimes d’une arnaque qui va dans tous les sens. Nous ne savons pas pourquoi le port s’est engagé à signer une convention avec des gens qui n’ont aucune qualification requise. J’ai fait autant de correspondances au PAD depuis 2019, nous avons été au courant qu’il y a un cabinet d’études. Et dans nos investigations, nous avons trouvé que ce sont deux individus qui avaient été admis au Synsthar-Phyto pour apprendre. En une courte durée, ils ont volé les documents du syndicat en se passant pour des experts. Ils ont poussé le port à créer une régie phytosanitaire, dans laquelle ils se font passer pour des experts. Seulement, aucun d’entre eux, aujourd’hui, ne peut montrer leurs qualifications. Et c’est déplorable ce que nous vivons aujourd’hui au port. Le syndicat a travaillé avec l’APN pour homologuer les tarifs pour le compte des sociétés depuis 2019.  Mais les grands experts, se sont assis sur ces documents pour faire la manipulation, organisant alors leurs deals avec certains dirigeants du port autonome qui sont connus et donc nous nous réservons de citer les noms», révèle le président national du Synsthar-Phyto déterminé à protéger les intérêts de ses membres.

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« Pour les prix homologués pour le compte des sociétés d’entraînement, même 5 francs, ne doivent sauter. Sinon c’est au risque du port qui va voir les activités paralysées et que les conséquences de cette situation seront ressenties au niveau international. Il faut que nous nous asseyions avec tous les départements ministériels concernés, partant du ministère de l’Agriculture, le ministère du Travail, le ministère du Transport, le ministère du Commerce, l’APN, le Port Autonome, les services déconcentrés qui sont dans le Littoral et qui sont concernés. Il faut interpeller les gens. Tant que ces choses ne seront pas faites, la grève ne pourra pas s’arrêter », a déclaré Simon Jules Momaso pour finir.

Affaire à suivre

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