Une mission de contrôle du Fonds monétaire international séjourne depuis lundi dernier à Yaoundé. Il va s’agir entre le gouvernement et la délégation de discuter, entre autres, des impératifs de remboursement de la dette du pays et de la discipline budgétaire.
Depuis le lundi 2 février 2026, des experts du Fmi ont ouvert une série de concertations stratégiques avec les autorités camerounaises. L’objectif étant par ailleurs de valider la trajectoire d’un budget 2026 record de 8 816 milliards Fcfa tout en garantissant la solvabilité du Cameroun.
Côté cameroun, l’on affirme que l’ambiance n’est pas aux réjouissances. Puisque l’année 2026 marque un tournant critique. Pour être précis, le pays est pratiquement au bord du gouffre. Et pour cause, il devra commencer à rembourser 573 milliards de Fcfa au titre de sa dette envers l’institution de Bretton Woods.
Croissance inclusive
Dans le camp du Fmi, il n’y aura pas de croissance inclusive sans une « rigueur fiscale » de fer. Une source au Minepat nous confie qu’il a été instruit d’accélérer les réformes de la SND30 pour transformer une croissance projetée à 4,3 % en un véritable moteur social.
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Dans le même temps, l’on annonce la fin de l’« anesthésie » budgétaire pour ce qui est du carburant. « Le Fmi maintient sa pression pour une suppression totale des subventions sur les produits pétroliers en 2026. Ces aides sont des « gouffres financiers » qui empêchent l’investissement productif », nous confient des sources au sein de la délégation.
Hausse des prix à la pompe
Pour certains économistes, si la mesure se confirme, une nouvelle hausse des prix à la pompe est inévitable. « Le défi pour le gouvernement sera de faire passer cette pilule amère sans provoquer de remous sociaux, alors que l’inflation pèse déjà lourdement sur le panier de la ménagère », explique-t-on. Les décodeurs prônent « la discipline comme seule issue ».
Parce que, disent-ils, « la stabilité macroéconomique du Cameroun est à ce prix. Pour continuer de bénéficier des facilités de crédit, Yaoundé doit prouver sa capacité à : Réduire le train de vie de l’État . Élargir l’assiette fiscale sans étouffer le secteur privé. Sanctuariser les investissements prioritaires de développement ».
Cette visite du Fmi n’est pas la première au Cameroun. Elle intervient à une semaine du message de Paul Biya à la jeunesse.
















