Le préfet du département de la Vallée du Ntem, dans la région du Sud, est sorti de son silence. Pour dire sa part de vérité.
La sortie de l’autorité administrative survient plus d’une semaine après les événements malheureux qui ont secoué son territoire de commandement. C’est en principe le 16 février 2025 que la localité d’Ambam a frôlé le pire.
Découverte de deux corps sans vie
Bouba Haman, le préfet de la Vallée du Ntem a donc à cet effet, dressé la chronologie des faits. Tout est contenu dans le communiqué qu’il a signé le 24 février 2025. Dans le récit, Monsieur le préfet revient sur l’origine du mal. « Tout a commencé par la découverte de deux corps sans vie », relate-t-il.
Le premier dans un débit de boisson de Meyo-Centre, à quelques kilomètres d’Ambam. Une buvette appartenant à un homme, originaire de Bamenda, dans la région du Nord-Ouest. Et le second corps, un fils de Mefoup, à six km de Meyo-Centre, sous un hangar de la gare routière. Et c’est visiblement ce second assassinat qui a fait monter la tension.
Aussitôt les autorités se sont mises pour gérer la situation. Mais à la surprise, « des jeunes venus du village Mefoup et leurs amis, ont entamé des actes d’incivisme ». Ainsi écrit Bouba Haman qui a eu le temps de voir la circulation perturbée. Pas facile de circuler ce jour sur la Nationale N° 2, qui relie le Cameroun au voisin Gabon.
Deux blessés légers
Comme en situation d’urgences, le préfet a fait savoir que les autorités administratives ont très vite obtenu la levée de ces barricades. Et que le calme est vite revenu. Une situation malheureuse, certes, mais qui n’a pas connu de perte en vies humaines. Autant donc le dire : « contrairement à ce qui a circulé, le bilan de ces échauffourées est de deux blessés légers ». Et dont « le pronostic vital n’est pas engagé », a écrit l’administrateur civil.
Il est à déplorer la désinformation. La récupérations diverses et l’instrumentalisation autour de cette affaire. L’assurance est d’ailleurs donnée. Il y a « des actions visant à sécuriser et la protection des personnes et des biens sans discrimination…», écrit-il.
















