Face aux acteurs de la chaîne de l’exécution budgétaire, le Minfi précise des indications claires sur les procédures de dépenses et de mobilisation des recettes.
Le ministre des Finances a procédé mardi dernier au lancement officiel des opérations sur le budget 2026. De même que les autres entités publiques. A cet effet, Louis Paul Motaze a procédé à une visite de travail dans la région de l’Adamaoua. Face aux différents acteurs de la chaîne de l’exécution budgétaire, le ministre des finances a expliqué les contours de la circulaire portant instructions relatives à l’exécution, au suivi et au contrôle de l’exécution budgétaire.
Adressée à toutes les administrations publiques, elle précise des indications claires sur les procédures de dépenses et de mobilisation des recettes. Pour être précis, elle précise que la loi de finances 2026 table sur une croissance projetée à 4,3 % avec un taux d’inflation estimé à 3 %. Et ambitionne aussi un déficit budgétaire à 1,7 % du Produit intérieur brut (PIB) en 2026 contre 0,8 % estimé en 2025.
Taux d’endettement à 50 % du PIB
L’objectif visé ici est la maîtrise du taux d’endettement à 50 % du PIB sur la période 2026-2028, soit en dessous du seuil communautaire qui est de 70 %. A noter que les principales orientations, en matière de dépenses, concernent par exemple la priorisation de la formation du capital fixe.
L’une des innovations de cette loi des Finances 2026 : Désormais le passeport et la carte grise de tout camerounais seront conditionnés par sa situation fiscale. L’obtention du passeport camerounais et de la carte grise est désormais conditionnée à la présentation d’une attestation de conformité fiscale.
Cette mesure vise à élargir l’assiette fiscale et à mieux intégrer le secteur informel. Lequel représente une part importante de l’économie nationale mais contribue faiblement aux recettes fiscales selon les responsables du Minfi.
Soulignons que dans la Loi de finances 2026, le gouvernement a fait le choix de maintenir certaines subventions notamment sur les carburants et l’électricité. Selon le Minfi, l’objectif est d’éviter une hausse brutale des prix à la pompe et des factures d’énergie. « Ce maintien amortit la pression immédiate sur les ménages, mais alourdit la contrainte budgétaire : l’État continue de supporter une part importante du coût réel de l’énergie, au détriment d’autres politiques sociales », explique un fiscaliste.
Allègements fiscaux
Sur d’autres plans comme par exemple celui de l’alimentation, la Loi de finances 2026 n’introduit pas de changement majeur. « Certaines exonérations et des allègements fiscaux sur les intrants agricoles sont reconduits pour soutenir la production locale et limiter la dépendance aux importations ».
















