Le Conseil National de la Communication (CNC) dans un récent communiqué, a déclaré la guerre aux médias qui diffusent des discours haineux et violents. L’organe va jusqu’à promettre leur retrait du bouquet de diffusion.
Le Conseil national de la Communication (CNC) a pris une mesure ferme contre les médias qui diffusent des propos haineux et violents. Dans un communiqué récemment signé par CHEBONGKENG KALABUBSU président de l’organe, il sera question de les sanctionner sans indulgence. En effet, outre les suspensions, le conseil dit s’engager avec les éditeurs internationaux pour leur retrait des bouquets.
Cette mesure du CNC s’adresse particulièrement aux présentateurs des programmes interactifs, aux promoteurs des médias et aux Directeurs de Publication. Car, le CNC dit avoir observé plusieurs irrégularités dans le monitoring de leur contenu. Notamment la récurrence de propos haineux et violents, la généralisation des dérives langagières. Sans oublier les postures discourtoises à l’égard des personnes, des institutions publiques et privées.
L’organe est conscient de ce que ces attitudes ne cadrent nullement avec la profession de journaliste. De ce fait, elle tient à préciser premièrement qu’il est important de veiller à ne pas restreindre la liberté de la presse et d’expression.
Aussi qu’il n’est pas de leur responsabilité de remettre en question la ligne éditoriale des médias. Ou de s’immiscer dans le choix de leurs différents intervenants. Cependant, le comité souligne que si l’expression de cette liberté se transforme de manière récurrente en discours de haine. De violence verbale ou physique, cela va à l’encontre à l’éthique et à la déontologie professionnelle et sera désormais réprimé.
Le Conseil note en second lieu que la fréquence de ces comportements, en contradiction avec les normes professionnelles, peut sérieusement nuire à la réputation du Cameroun tant sur le plan national qu’international. D’où la nécessité d’y mettre un terme.
















