Bousculé depuis deux semaines, le Barça retrouve la première place et reprend le contrôle. Sérieux et tranchants contre Levante (3-0), les Catalans profitent du faux pas du Real Madrid pour reprendre la tête de la Liga. Un retour au sommet qui dépasse le simple résultat : il marque la fin d’un doute et le début d’un redressement attendu.
Barcelone a retrouvé son souffle. Une semaine seulement après avoir perdu la première place, le champion d’Espagne en titre renverse la dynamique. Dimanche soir, au Camp Nou, les Blaugranas ont dominé Levante (3-0) avec autorité. Une victoire nette, presque libératrice, qui intervient au lendemain de la défaite du Real Madrid face à Osasuna (2-1). Transition parfaite : le Barça repasse devant.
Le Barça se rassure et reprend son trône
Le début de match donne le ton. Levante tente de surprendre, mais Joan Garcia veille. Deux interventions décisives, dès la 1re minute puis à la 15e, empêchent le promu de rêver plus longtemps. Barcelone, lui, ne tremble pas. L’équipe avance, compacte, concentrée. Elle sait ce qu’elle joue : la première place, mais aussi une forme de rédemption après deux revers cuisants contre l’Atlético Madrid (4-0) et Gérone (2-1).
La réponse arrive vite. À la 4e minute, Marc Bernal ouvre le score. Le jeune milieu catalan, déjà auteur d’un premier but chez les professionnels, surgit au second poteau. Il reprend un centre précis d’Eric Garcia. 1-0. Le Camp Nou respire. Le Barça aussi.
La suite confirme la montée en puissance. À la 32e minute, Frenkie de Jong double la mise. Le capitaine conclut une action limpide, servi par un Joao Cancelo inspiré. 2-0. Le match bascule définitivement.
En seconde période, Barcelone gère. Puis accélère. Entré en jeu, Fermin Lopez dynamite la fin de rencontre. À la 81e minute, il frappe du gauche, puissant, imparable. 3-0. Rideau.
Après la rencontre, Hansi Flick savoure, sans s’enflammer :
« C’était une très mauvaise passe pour nous, mais au final, nous avons bien répondu aujourd’hui. C’est ce que j’attendais de mes joueurs. C’est important de retrouver la tête du classement, mais il nous reste encore un long chemin à parcourir. »
Même satisfaction chez Jules Koundé, lucide sur l’enjeu :
« C’est une victoire importante. On voulait repasser premiers, surtout après ces deux défaites. On se devait de renverser la situation et retrouver la victoire. »
Un calendrier brûlant et une pression intacte
Mais la soirée ne gomme pas tout. Les points perdus à Gérone pourraient peser lourd. Barcelone entre dans une séquence décisive. Le club enchaînera trois réceptions : Villarreal (3e), l’Athletic Bilbao (8e) en Liga, puis l’Atlético Madrid (4e) en demi-finale retour de la Coupe du Roi. Une série qui peut tout relancer… ou tout fragiliser.
Dans ce contexte, chaque détail compte. Le Barça espère obtenir rapidement l’autorisation municipale pour augmenter la jauge du Camp Nou à 62 000 spectateurs. Pour l’instant, ils étaient 44 000 dimanche. Moins nombreux, mais bruyants. Et surtout, heureux de célébrer un retour très attendu : celui de Pedri. Le maître à jouer barcelonais a retrouvé la pelouse après un mois d’absence. Entrée à la 65e minute. Ovation immédiate. Symbole fort.
Pendant que Barcelone se replace, la Liga continue de se resserrer derrière lui. Villarreal, troisième avec 51 points, s’est imposé dans le derby face à Valence (2-1). Une victoire qui repousse l’Atlético Madrid à trois longueurs. Le Sous-Marin jaune s’installe solidement sur le podium. Transition logique : la lutte pour les places européennes s’intensifie.
Plus bas, un autre vétéran écrit sa propre histoire. Iago Aspas, 38 ans, signe un doublé tardif contre Majorque (85e, 90e+5). Le Celta Vigo s’impose 2-0 et grimpe à la sixième place, qualificative pour la Ligue Conférence. Deux points devant l’Espanyol Barcelone. Aspas, encore et toujours, refuse de vieillir.
Séville respire, la zone rouge s’éloigne
Dans l’après-midi, Séville a signé un succès précieux. Une victoire courte, mais essentielle, sur la pelouse de Getafe (1-0). Djibril Sow marque l’unique but du match. Trois points qui permettent au club andalou de s’éloigner de la zone rouge. Une respiration attendue dans une saison compliquée.
La journée de Liga, dense et tendue, redessine le haut comme le bas du classement. Et au sommet, un constat simple : Barcelone n’a pas seulement gagné un match. Il a repris une place. Une dynamique. Et peut-être un peu de son identité.
Source: Agence France-Presse















