Quelques jours après la grève sanglante des employés à la Sosucam à Nkoteng, la situation sociale semble revenir à la normale.
Les employés de la société sucrière du Cameroun se sont violemment révoltés contre leur direction managériale le 4 février 2025. Au cours de cette manifestation, les habitants de la localité étaient cachés chez eux et aucun coin public n’était ouvert, en raison des coups de feu qui éclataient dans tous les sens entre les forces de l’ordre et les grévistes.
Toutefois, 2 jours après la scène chaotique, la vie semble avoir repris son cours habituel. Les populations vaquent désormais à leurs occupations, les élèves ont repris le chemin de l’école entre autres. Alain Serges Tiwa, un commerçant de la localité s’est exprimé au micro d’Equinoxe Télévision en disant : « Cela fait plus de 30 ans que je suis à Nkoteng et on a toujours eu des grèves, mais cela n’a jamais atteint un niveau.
C’était quelque chose d’apocalyptique. Nos enfants qui n’avaient jamais entendu des bruits d’armes à feu l’ont vécu et ça tiraient vraiment de partout dans les rue… Cependant les choses sont en train de revenir à la norme, mais cela n’a pas été facile ces derniers jours ». Selon le reportage de la chaîne de télévision, une paie des travailleurs a apparemment été anticipée pour calmer les cœurs et apaiser les tensions.
De ce fait, le sous-préfet de la zone Nkoteng qui abrite la Sosucam dans le centre du Cameroun, a ordonné la reprise des activités. Il a aussi rassuré les populations que toutes les mesures sont prises, pour assurer la sécurité des personnes.
Rémunérations insuffisantes
La raison principale de cette émeute a été les retards de salaire, qui en plus de cela sont insuffisants. Les retards de paiement sont souvent répétés. Ce qui met souvent les employés dans une situation difficile pour subvenir à leurs besoins et à ceux des siens.
Selon des sources, cette situation a longtemps duré et les travailleurs organisaient souvent des grèves. Mais ses mouvements étaient réprimés par la direction générale de l’entreprise et les forces de l’ordre. Et cette situation créait du ressentiment auprès des travailleurs. C’est dans ce contexte que ces derniers ont décidé d’exploser leurs émotions pour se faire entendre.
















