Au lendemain de l’annonce du Comité d’Organisation Miss Cameroun (Comica) démettant Josiane Harangada Golonga de son titre, les réactions se multiplient. Entre soutien appuyé, critiques sévères et appels à la dignité, l’opinion se fracture.
Le 25 février 2026, le Comité d’Organisation Miss Cameroun (COMICA) a prononcé la destitution immédiate de Josiane Harangada Golonga, élue en juillet 2025. L’institution évoque des « manquements graves » à ses obligations contractuelles. Depuis, la décision enflamme les réseaux sociaux et divise les figures publiques.
Parmi elles, Julie Cheugueu Nguimfack, elle-même destituée en 2016, publie un message vibrant. « Sois fière d’être le changement que tu veux voir dans ce monde ! Sois fière d’être cette goutte d’eau qui déborde le vase. On peut tout te retirer sauf cette dignité, cette fierté et cette force de caractère… qui te définissent … Ne te justifies jamais d’être différente … Sois capable de quitter la table lorsque ton honneur est bafoué … Par-dessus tout … sois fière d’être toi! Tu es la Reine que tu penses Être ! Avec tout mon Amour ». Un soutien sans détour. Un appel à la résilience.
« On ne “destitue” pas une pupille de la Nation »
À l’inverse, l’actrice Nadine Murielle se montre tranchante. « En huit mois d’exercice, quel bilan peut-on dresser de son mandat ? (…) son travail est inexistant. (…) Pourtant, le rôle de Miss est de représenter notre pays, d’en être la vitrine. Mais où est cette représentation ? (…) Cette Miss Cameroun ci n’a pas travaillé comme elle le devait. » Elle dit privilégier les faits. Elle assume sa déception.
Plus nuancée, Félicité Owona Mfegue, professeure de droit, interroge la procédure et le symbole. « Oui, un titre peut être retiré si un contrat le prévoit expressément (…) Mais , Miss n’est pas une arabesque qu’on efface d’une toile hérétique.C’est notre fille! (…) On ne “destitue” pas une pupille de la Nation (…) comme on résilie un abonnement TikTok. » Puis elle lance : « Relève-toi! »
Enfin, Marthe-Cécile Micca ravive le précédent de 2016. Elle rappelle son combat aux côtés de Julie Tcheugueu, affirmant avoir « pris position publiquement » et rencontré le ministre de la Culture de l’époque. Ainsi, au-delà d’un titre retiré, c’est la gouvernance du concours qui se retrouve, une fois encore, sous le feu des projecteurs.
















