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Dépravation des mœurs : Le problème perdure en milieu scolaire

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Trans Afrique

Le phénomène de dépravation des mœurs. Les lycées et collèges sont devenus des endroits par excellence pour tourner les films X que les apprenants balancent sans mesure sur les réseaux sociaux.

Les jeunes filles filment elles-mêmes leurs ébats sexuels

Que ce soit dans les grandes métropoles que dans les villages, les élèves ont banalisé le sexe et vulgarisé la consommation des stupéfiants. On est dans la copie des valeurs importées carrément. « Nos enfants aujourd’hui ne sont pas tels que nous avons été. Les enfants africains, ont les pieds en Afrique et la tête en Occident. Peut-être que je devrais dire qu’ils ont les pieds en Afrique. Mais la tête dans les réseaux sociaux, qui les met en contact avec d’autres systèmes de pensée ».

Et « puis la mère pense que son enfant, c’est juste celui, le papi qui est à la maison, là, qu’elle envoie. Mais la quantité de choses qu’il a dans sa tête, elle n’imagine pas. Aujourd’hui, nous avons une génération où les jeunes filles filment elles-mêmes leurs ébats sexuels. Et c’est elles-mêmes qui les mettent sur les réseaux sociaux. Les mamans n’avaient jamais imaginé quelque chose comme ça, mais ça se fait et c’est leur quotidien », dit Micheline Samè, enseignante et coach des ados.

Chute morale 

Inutile donc de lister les établissements qui ont ravi la vedette ces derniers temps. La liste est tellement longue que nous n’en finirons. C’est dire combien, « Le problème est profond ». Et donc, au lieu de « commencer à chercher le bouc émissaire chez les parents qui ne s’en occupent pas ». « Chez les enseignants qui n’arrivent pas à connaître les normes, remettons-nous en cause pour comprendre que la nation a failli à son devoir de protection de sa jeunesse », nous fait comprendre Dieudonné Tedjisse, leader politique.

Pour ce dernier encore, « les préoccupations de notre jeunesse sont trop grandes. Pour qu’on puisse colorer ça avec des accusations qui ne servent à rien. On ne lave pas les intestins du lion avec la salive », déclare-t-il en nous plongeant dans l’histoire du Cameroun.

Rentrée scolaire: Des pratiques immorales en perspective

« Il vous souvient qu’en 1966, lorsqu’on instaurait cette semaine de la jeunesse, c’était pour réconcilier la nation avec elle-même. Les gens ont accusé les réseaux sociaux. Moi, j’accuse le gouvernement. On nous parle de tolérance administrative. »

« On ne peut pas engager la tolérance administrative lorsqu’on veut traiter la question des mœurs dans les écoles de façon isolée. La pression est élevée. Le mal est profond. Notre nation est en train d’atteindre des fonds en termes de chute morale », dit-il..

Les normes culturelles

Et les psychologues parlent d’une dérive que l’on classe dans le registre de la santé mentale et qui voient la chose autrement. « J’entends dans la question de dépravation des mœurs quelque chose qui serait en lien avec l’exposition sur la place publique de choses qui relèvent de la vie privée. »

Et « qui, selon les normes culturelles, les normes éducatives, les normes sociales, appartiennent aussi à des tranches d’âge telles qu’on pourrait considérer que ces formes de sexualité sont réservées aux adultes, mais dans la pudeur ».

Or, « ce qu’on souligne dans l’espace public. Et dans les espaces éducatifs, les lycées, collèges et parfois campus universitaires, ce n’est pas très étonnant. On peut le déplorer bien sûr, mais ce serait difficile que cela se passe autrement. Parce que c’est l’exposition à outrance à des images, à des scènes, à des situations qui ne suggèrent pas seulement. Ce n’est pas symbolique », nous explique le Pr Njiengwe, psychopathologue clinicien.

Une femme surprend son mari en plein rapports sexuels avec ses cochons

Un trouble de comportement collectif

Qui voit en cela un trouble de comportement : « C’est un trouble de comportement collectif. Et donc, si ce trouble de comportement ne concerne pas quelques individus qui pourraient en bénéficier. Sous injonction d’une certaine autorité, d’une action correctrice ou corrective qui peut ressembler à une thérapie. C’est-à-dire sensibiliser et rétablir des comportements plus adaptés, ce trouble de comportement étant collectif et généralisé», nous fait comprendre l’enseignant.

Si donc on peut atténuer le mal, les parents doivent revoir leurs copies pour parler le langage des jeunes. « Il faut que les parents apprennent à se mettre à jour. Pas pour accepter ce qui est fait, Mais pour les comprendre, pour réussir à leur parler le langage qu’ils comprennent.  Et c’est dans ce langage qu’on va éduquer nos enfants. Mais c’est quoi le langage des enfants ? C’est comprendre à quoi ils pensent », suggère Micheline Samè

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