Selon le leader politique Denis Émilien Atangana, « ..l’opposition tue l’opposition ».
Le constat est de Denis Emilien Atangana. « Depuis 30 ans, des gens tiennent les mêmes discours qui n’ont rien changé au Cameroun. Mais au contraire, ces discours sont la première cause de la démobilisation collective. Et de la paresse généralisée au sein de l’opposition ». Denis Émilien Atangana connu pour sa perspicacité va plus loin.
Pour lui, comme les Camerounais, qui ne comprennent rien à la stratégie de conquête du pouvoir, n’apprécient que le sensationnel. Les politiciens sérieux ont peur de dire la vérité par crainte d’être taxés de pions et d’opposants de l’opposition. Les vrais opposants de l’opposition, ironise-t-il, sont ceux qui, au lieu de travailler sur le terrain, vont plutôt dans les médias. Pour désorganiser les masses en tenant des discours contre-productifs.
Le code électoral
A le croire, le premier mal de l’opposition est dans l’opposition elle-même. « Est-ce le code électoral qui empêche un parti politique sérieux d’avoir des représentants dans les 360 commissions mixtes d’ELECAM. Où l’essentiel du travail pré-électoral se fait ? », se questionne-t-il. L’ acteur politique se demande également si c’est le code électoral qui empêche un candidat d’avoir ses propres représentants dans les bureaux de vote.
Il y a , fait-il observer, des leaders de l’opposition qui sont dans les médias depuis plus de 20 ans. Et qui n’ont jamais été candidats à une élection municipale ou législative. Conscient de ce que le code électoral actuel n’est pas bon, il affirme qu’un leader politique de l’opposition. Qui, ne parvient pas à se faire élire conseiller municipal ou député n’a qu’à changer de métier. Et surtout se contenter d’être un acteur de la société civile.
Selon Denis Émilien Atangana, le débat sur le code électoral et Elections Cameroon – ELECAM en ce moment est inutile et inopportun. « L’urgence absolue du moment, ce sont les inscriptions massives sur les listes électorales », souligne-t-il. Non sans conseiller à l’opposition de soigner son discours et parler d’une même voix. Pour, encourager une masse critique électorale de 15 millions d’électeurs pour les élections présidentielles, municipales et législatives.
















