L’ancien Préfet du Dja et Lobo, NKOULBOUT AMAN a été retrouvé mort à son domicile.
Depuis la découverte du corps sans vie de Nkoulbout Aman à son domicile, les supputations vont bon train. Entre suicide , assassinat ou meurtre déguisé en suicide, chacun y va de sa propre analyse. Les enquêtes ont été ouvertes et les conclusions vivement attendues.
Selon Siméon Wachou, expert criminel de justice et analyste criminel, du point de vue des principes de la médecine légale donc la thanalogie, nous sommes dans le cadre à la fois d’une mort suspecte et d’une mort violente. Dans le cadre de la démarche de la recherche de la vérité. L’expert criminel de Justice prescrit de délimiter le périmètre de la scène de crime. Et prendre des mesures utiles à ce qu’elle ne soit point polluée.
Par ailleurs, il propose de procéder à l’analyse minutieuse de ladite scène. Afin d’y détecter tous indices susceptibles de renseigner sur les événements qui s’y sont déroulés. Il faut « relever toutes traces et empreintes présentes sur la scène de crime », propose l’expert. Et « procéder à une identification criminelle minutieuse. Afin de vérifier l’identité précise du Cujus et surtout conduire une expertise balistique. Pour déterminer si l’arme retrouvée sur la scène de crime est bel et bien l’arme de service du défunt ».
Identification criminelle
Pour cet expert, il est important de déterminer si la balle qui lui a éclaté le cerveau émane bien de ladite arme. A le croire, les enquêteurs se doivent de s’investir dans une opération de topographie judiciaire. ( Elle consiste à opérer un tracé de la position du corps sur la scène de crime. Ainsi que tous objets suspects ayant conduit à la perpétration du crime).
L’expertise balistique permettra aussi de déterminer l’angle de tir. Car il faut bien au vu de la position du corps sur la scène de crime, établir clairement si le tir émane bien de la main du défunt ou d’une main criminelle. « Ces actes doivent être posés avant la levée de corps », recommande-t-il.
Non sans préconiser l’ouverture rapide d’une enquête de voisinage. Afin d’interroger les voisins sur ce qu’ils auraient vu, entendu ou observé un comportement suspect chez la personne décédée les jours, semaines ou mois précédents.
Last but not the least, il propose qu’ une analyse victimologique sur la personne du défunt soit procédée. Afin de détecter les mobiles apparents susceptibles de valider la thèse du suicide ou de l’invalider. Tout comme il est utile dans les enquêtes, suggère-t-il, de détecter tous mobiles utiles à valider la thèse de l’assassinat ou du meurtre sur la personne du défunt.
















