Un arrêté conjoint ouvre un test de sélection pour recruter 3000 instituteurs. L’opération vise à renforcer les écoles publiques confrontées à un déficit d’enseignants.
Le gouvernement lance une nouvelle phase de recrutement dans l’enseignement de base. Un arrêté conjoint signé le 6 janvier 2026 ouvre un test de sélection pour l’intégration de trois mille instituteurs. L’initiative s’inscrit dans la septième phase du troisième programme de contractualisation des instituteurs de l’enseignement maternel et primaire, au profit des écoles primaires publiques.
Le texte signé par le ministre de l’Éducation de base et celui de la Fonction publique fixe un cadre précis. Il répond à une réalité persistante celui du déficit d’enseignants dans de nombreuses écoles publiques à travers le pays. L’objectif est donc de renforcer les effectifs là où les besoins sont les plus pressants.
Sur le plan pratique, les épreuves écrites du test de sélection se tiendront le samedi 14 février 2026. Elles seront organisées dans tous les chefs-lieux de région. Cette couverture nationale vise à garantir l’accessibilité du concours aux candidats, quel que soit leur lieu de résidence.
« job posting »
Particularité notable, le recrutement des 3000 instituteurs est indexé sur les besoins réels des établissements. Chaque candidat devra choisir une école précise dans laquelle il souhaite exercer. Cette approche dite de « job posting » entend réduire les déséquilibres entre zones urbaines et zones défavorisées. Toutefois, en cas de saturation d’un quota, l’administration se réserve le droit de réaffecter les admis vers d’autres écoles nécessiteuses de la même région.
Le gouvernement lance un concours pour le recrutement de 3000 instituteurs
La répartition des places ne sera donc pas uniforme. Elle dépendra des besoins exprimés par les écoles, par département et par région. La liste officielle des établissements concernés sera publiée en amont par le ministère de l’Éducation de base. Chaque postulant devra y faire référence dans sa lettre de motivation.
Le concours pour le recrutement de ces 3 000 instituteurs est ouvert aux Camerounais des deux sexes, âgés de quarante ans au plus au 31 décembre 2025. Les candidats doivent être titulaires du Capiemp, délivré au plus tard en 2020. Les détenteurs de diplômes antérieurs sont également éligibles, qu’ils aient participé ou non aux phases précédentes. Par ailleurs, les candidatures se feront d’abord en ligne, via une plateforme dédiée. Un dossier physique complet devra ensuite être déposé dans les délégations régionales, au plus tard le 31 janvier 2026. Aucun retard ne sera toléré.
















