Le charnier de Sikoum continue d’alimenter les débats. Le leader du Mrc pense qu’il faut établir toutes les responsabilités dans ce scandale qui traumatise les Camerounais.
Pour commencer, un charnier de squelettes, des corps et 2 personnes en vie découvert le 18 février 2025 à Édéa. Non loin du poste de péage. Il faut dire que cette découverte vient peut-être lever un coin du voile sur les disparitions de nombreuses personnes. Notamment, il s’agit des motos taximen et chauffeurs de taxi dans les villes de Yaoundé, Douala et ailleurs.
Notre pays dans une psychose
Ainsi, face à ce scandale humanitaire, le Mrc présente ses sincères condoléances aux familles des personnes disparues. « De nombreux cas de disparitions non élucidées ont fini par plonger notre pays dans une psychose. Du moins accentuer la découverte du charnier de Sikoum », pense son leader.
De plus, Maurice Kamto a encore en mémoire les massacres de la secte Boko Haram à l’Extrême-Nord. Ensuite, la guerre civile dans le Nord-Ouest et le Sud-Ouest, les drames de Ngouache, Bafoussam, les inondations du Mayo Danay. Et enfin, l’éboulement de la falaise de Dschang, pour s’en tenir à ces cas survenus il y a quelques temps.
Etrange silence du gouvernement
En fin de compte, Maurice Kamto s’étonne de l’étrange silence de tout le gouvernement plusieurs jours après cette découverte macabre. « Décidément, après 43 ans de gestion du régime Rdpc, même ce qui touche à la vie des Camerounais n’émeut Biya ». Ainsi s’insurge le Candidat du Mrc et de l’APC à la présidentielle de 2025.
D’ailleurs il se demande « qui gouvernent-ils donc ? Si le sort des Camerounais ne les intéresse pas, même quand ils sont dans la plus grande détresse ? »
En somme, le Mrc demande aux autorités judiciaires d’informer l’opinion de l’évolution des enquêtes sur cette affaire.
Aussi sollicite-t-il du Parlement de lancer, dès l’ouverture de la session de mars prochain, une enquête parlementaire. Aux fins d’établir toutes les responsabilités dans la survenue de ce scandale sécuritaire et humanitaire
















