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Change de devises : Les opérateurs clandestins dans le viseur

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Les acteurs informels de change de devises qui inondent les rues au Cameroun attirent le regard des autorités. Au ministère des finances on a constaté que l’activité est intense.

En effet, dans un communiqué signé le 4 avril 2025. Et qui vient d’être rendu public, le ministre des Finances (Minfi) met en garde, Louis Paul Motaze, s’adresse à ceux qui ont fait du change, une activité importante.

Ainsi donc, le ministre des finances est précis. Louis Paul Motaze « constate avec une préoccupation croissante que l’activité de change clandestin gagne de l’ampleur ». Surtout dans les « principales métropoles, notamment à Yaoundé et Douala ».

Changer des devises étrangères

Aussi, il fait également observer que cette pratique illégale est « menée par des individus qui envahissent les espaces publics. Et proposent des services de change aux usagers, en dehors de tout cadre réglementaire », dit-il dans le communiqué.

Effectivement, dans les deux plus grandes villes du pays, les devantures d’hôtels et l’espace aéroportuaire sont remplis. Ces changeurs d’argent proposent de changer des devises étrangères contre de la monnaie locale. Et la monnaie locale contre des devises étrangères. Du mois à la sortie comme à l’entrée du territoire.

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Et les transactions se font du tic au tac. Et habituellement aux cours actuels des places financières mondiales. La flexibilité et la facilitation de cette approche attirent du beau monde. Les clients se détournent des banques où les procédures sont plus longues et plus coûteuses.

Dans la clandestinité

Selon le ministre des Finances, ces opérateurs évoluent dans la clandestinité. Dès lors qu’ils ne détiennent pas d’agrément pour l’activité de change. Par ailleurs, le ministre rappelle aux usagers qu’ils s’exposent à des risques multiples. On peut citer entre autres, la réception de fausse monnaie. L’implication indirecte dans des activités de blanchiment d’argent. La participation involontaire au financement du terrorisme.

Bref, ces pratiques « compromettent la stabilité économique. Nuisent au climat des affaires et ternissent l’image du pays », a dit Motaze. Aussi, il rappelle pour bien comprendre une disposition réglementaire de la Communauté économique des États de l’Afrique centrale (CEMAC). Celle qui interdit formellement l’exercice de l’activité de change sans agrément.

En somme, conformément à cette disposition, « les contrevenants s’exposent à une amende de 5 millions Fcfa. Et à la confiscation immédiate des devises concernées », rappel fait. Alors, sommation a été faite à ceux qui le font. Ils doivent cesser immédiatement toute activité de change clandestin. Faute de quoi, «ils feront face à la rigueur de la réglementation en vigueur », a écrit Louis Paul Motaze.

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