Depuis quelque temps, l’insécurité devient de plus en plus préoccupante au Cameroun. Des cas d’agressions, de disparitions et d’enlèvements avec demande de rançon sont enregistrés quotidiennement dans la plupart des villes.
Le phénomène prend de l’ampleur dans plusieurs localités camerounaises. Des ravisseurs utilisent les réseaux sociaux pour attirer leurs victimes, leur faisant miroiter des affaires alléchantes. C’est une situation vécue il y a quelques jours et qui a été présenté au public.
La gendarmerie nationale a réussi à mettre la main sur deux individus, spécialisés dans les enlèvements, viols et meurtres. Au moment de leur arrestation, ces derniers, la trentaine révolue, avaient pris une femme en otage. Ils l’avaient capturée grâce à leur mode opératoire habituel.
Notamment les réseaux sociaux et les appels téléphoniques. Ceux-ci avaient réussi à piéger leur victime en se faisant passer pour des propriétaires de terrains. Précisément dans les villes de Douala et Yaoundé.
Une jeune fille brutalisée, se venge et fait assassiner son collègue
Témoignage de la victime
La victime après sa libération a raconté à la presse et aux autorités comment elle s’est fait Kidnapper. En effet, elle avait reçu un message Whatsapp des suspects dans son téléphone à trois reprises. Ces derniers lui ont proposé un marché attrayant auquel elle devait adhérer. Ainsi après avoir répondu à leur appel d’offre, ils se sont donné rendez-vous dans la ville de Yaoundé où elle s’est engagée à y aller.
Une fois dans la ville, ses partenaires d’un autre genre, l’ont conduite dans un bureau par prétention de signer certains documents. Ainsi arrivée sur place, au lieu d’aborder l’opportunité dont il était question, les ravisseurs lui ont demandé de se déshabiller. A ces mots, elle a immédiatement exécuté l’ordre par peur d’être tuée. Car, ils avaient sur eux, les armes blanches (couteaux ficelles et autres objets dangereux).
Ils lui ont ensuite demandé d’appeler un membre de sa famille qui pourrait la délivrer. Pour cela il fallait leur envoyer une certaine somme d’argent. C’est ainsi qu’elle leur a passé le contact de son mari. Pour angoisser ce dernier et le pousser à agir, ils ont filmé l’image de leur otage avec un téléphone.
La dame était nue et attachée. Et le message qui accompagnait l’image était : « aide moi on va me tuer ». Paniqué et désespéré, son mari a balancé l’image de sa pauvre femme dans les réseaux sociaux pour appeler secours. C’est cette alerte qui a interpellé la première légion de gendarmerie, qui a immédiatement lancé une opération d’envergure. L’optique étant de libérer la victime et capturer les preneurs d’otage.
Autre cas d’enlèvement récent
Comme autre cas d’enlèvement récent, la disparition de Darolle Lemoukeng, agée de 17 ans. La jeune fille vivait à Douala avant d’avait été kidnappée, puis assassinée à Kribi il y a plusieurs jours. La victime avait été pêchée sur les réseaux sociaux, où elle cherchait un emploi. Un individu l’avait donc contacté pour lui proposer une opportunité d’emploi bien payée à Kribi.
Fier de décrocher un nouveau job satisfaisant, elle s’est rendue dans cette autre ville pour le rendez-vous. C’est là où elle a été prise en otage. Sauf qu’elle, n’a pas eu de chance. Car, son ravisseur l’avait assassinée parce qu’il n’avait pas reçu sa demande de rançon dans les délais imposés.
















