La journée du 29 janvier 2025 a été très douloureuse pour les populations au carrefour Meec. Le choc a été grand.
Comme dans un film, un container est tombé d’un camion, laissant deux morts sur le carreau. Cet incident mortel survient trois mois seulement après un autre similaire qui s’était produit à Mimboman.
Emoi et consternation au lieu-dit Carrefour Meec, dans l’arrondissement de Yaoundé 6ème. Un container de marchandises mal fixé s’est détaché du camion et a atterri sur un taxi. Le dit véhicule avait à son bord, quatre personnes.
Selon le bilan provisoire jusqu’au moment de mettre sous presse, deux passagers ont perdu la vie. Les images qui font le tour de la toile, montrent le taxi broyé carrément sous le poids du container. Il a fallu l’intervention des sapeurs-pompiers pour déplacer le container et récupérer les corps des victimes piégées à l’intérieur du véhicule.
Yaoundé : un conteneur écrase plusieurs passagers dans un taxi
Comme le 17 octobre 2024
Comme ce dimanche du 17 novembre 2024 sur le tronçon Mimboman-Don Bosco-Ngousso. Un container était tombé d’un camion et avait causé la mort de trois personnes et blessé gravement neuf autres. Du moins selon le bilan officiel.
Et à la suite de ce drame, le gouverneur de la région du Centre, Naseri Paul Bea, avait alors signé un arrêté interdisant jusqu’à nouvel ordre la circulation des gros porteurs. C’est-à-dire, camions à traine, transporteurs de citernes d’hydrocarbures, porteurs de bois en grume. Voilà que les mêmes causes ont produit les mêmes effets.
Pour certains analystes, « la circulation des gros porteurs, à l’origine d’accidents graves et mortels, sont un casse-tête pour les autorités. Les entreprises veulent gagner en temps et faire tourner l’économie. Les routes sont étroites et remplies de monde. Difficile donc de prendre des mesures durables », explique Doumè Bona, acteur politique.
Pour lui encore, « aucune mesure ne sera respectée sans concertation élargie. Que ce soit le ministre des Transports ou celui de l’Administration territoriale, il faut des routes, et des routes bien faites, sinon les larmes vont toujours couler », soutient-il.
Pour Albert Etoukè, « même si c’est à partir de minuit qu’on leur demande de circuler, un incident peut toujours survenir à cause du mauvais état de nos routes. Les gros camions entrent, mais les routes sont petites », a dit cet habitant du quartier Ngousso.
















