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Violences sexuelles : 918 cas au Nord-Ouest et au Sud-Ouest

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Les régions du Nord-Ouest et du Sud-Ouest tiennent la palme d’or des violences sexuelles au Cameroun. Près de mille cas ont été signalés par le HCDH.

Le rapport de synthèse sur la situation des droits humains dans les régions du Nord-Ouest et du Sud-Ouest vient d’être rendu public. Il s’agit d’un document produit par le Haut-Commissariat des Nations unies aux droits de l’homme (HCDH).

Il a été rendu public le 5 janvier 2026, avec une évaluation consacrée prioritairement dans les deux régions en crise depuis 2016. La mission d’évaluation a été menée du 8 au 20 décembre 2024. Et selon les données, l’on a noté qu’« entre 2019 et 2021, 507 incidents de violence sexiste ont été signalés dans la région du Sud-Ouest et 411 dans celle du Nord-Ouest », soit une moyenne de 918 au total.

Le document du HCDH souligne par ailleurs que les viols et autres formes de violences sexuelles restent très peu déclarés ou dénoncés. C’est la conséquence directe de la stigmatisation, surtout lorsqu’il s’agit des enfants.

Menaces de représailles

C’est également en raison des menaces de représailles. De l’accès très limité aux zones rurales pour les personnels de santé et autres services publics. On peut ajouter à cela d’autres facteurs  socio-économiques.

L’évaluation a révélé avoir été informée de cas qui impliquent à la fois des forces de sécurité et de défense régulières et des membres de bandes armées. Quelques infractions sont citées. On parle, entre autres, de « viols, de mariages forcés et précoces, ainsi que d’autres formes de violences sexuelles, y compris contre des enfants, allant jusqu’à détenir des femmes et des enfants pendant une période prolongée, principalement en zones rurales », indique le rapport.

Dans l’analyse de la situation, les responsables du HCDH évoque la montée des risques, les liant aux effets économiques et sociaux de la crise. Pour eux donc, « les répercussions socio-économiques auraient rendu les femmes et les filles plus vulnérables aux violences sexuelles ».

Crise anglophone : des enlèvements par centaine

Ceci, « dans un contexte d’aggravation de la pauvreté, de déplacements de population et de perturbations de l’éducation. Il y a donc lieu d’évoquer une hausse des féminicides, des mariages forcés et précoces, des grossesses chez les mineures et de l’exploitation sexuelle, que nous pouvons qualifier de sexe pour la survie », souligne-t-on.

Faiblesse des poursuites judiciaires

Le HCDH va déplorer la faiblesse des poursuites judiciaires vis-à-vis des mis en cause. D’ailleurs, les auteurs de ces actes en majorité ne sont pas inquiétés. On vit dans un climat d’impunité qui n’arrange pas les choses.

Par contre, le rapport reconnaît l’existence d’itinéraires d’orientation pour les survivantes, tout en soulignant les limites opérationnelles : « Des itinéraires d’orientation existent pour les survivantes de viol et d’autres formes de violence sexuelle, mais les différents prestataires de services peinent à répondre à l’ampleur du problème et le manque de financement à long terme rend très difficile la mise en place de services accessibles, holistiques et durables pour les survivantes », peut-on lire dans le rapport.

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