pixel

Victimes de déguerpissement: les populations de Ngoma en colère

Date:

Pages jaunes
Trans Afrique

Les populations de Ngoma, dans la banlieue de Douala 5ème, sont au cœur d’un déguerpissement digne d’un véritable chaos foncier. Des bulldozers ont été réquisitionnés nuitamment pour raser des maisons sous le contrôle de forces de l’ordre.

Ce qui se passe depuis à Ngoma, sort de l’ordinaire.  Jadis plongé dans la paix, Ngoma ne paie plus de mine. Les démolitions en cascade ont plongé les populations dans le désarroi. La quiétude d’antan a cédé place au désespoir. Des bulldozers ont été réquisitionnés nuitamment pour raser des maisons, sous le contrôle de forces de l’ordre censées faire respecter la justice.

Depuis lors les populations scrutent désespérément le ciel. Ne sachant plus véritablement à quel saint se vouer. Désabusées, elles accusent l’Etat de les avoir abandonné. Derrière le jargon administratif et les décisions de justice, ce sont des vies brisées.  Elles honnissent et maudissent ceux qui nous gouvernent.

Pour comprendre ce scandale foncier, il faut remonter en 2004. Année à laquelle a eu lieu l’attribution de 99 ha à la famille log diheng de Ngoma. Laquelle était représentée par sieur Ndame Eyoum Ferdinand, président du comité de développement. Sur ces terres, plus de 500 familles y ont construit des maisons. Ce, en toute légalité si l’on s’en tient aux documents en notre possession.

Insécurité : l’Ong Nouveaux Droits de l’Homme encore cambriolée

Vingt ans plus tard, commence le calvaire pour ces populations.  Des spéculateurs fonciers sortis des buissons brandissent des titres fonciers fraîchement établis dans des cabinets noirs. Aussi revendiquent ils la propriété de ces terres.

Le laxisme de l’administration

Ce qui choque davantage la population, c’est le laxisme de l’administration.  « Dans le cas d’espèces, ce qui est surprenant est que certaines autorités locales ont même facilité facilitent les expulsions », fulminent les victimes.

Affaire Martinez Zogo: Un nouveau renvoie

Qui ne comprennent pas comment de nouveaux titres ont pu être aussi rapidement attribués sur des terrains déjà occupés et dûment enregistrés. Pourtant obtenir un titre foncier au Cameroun relève du miracle.

Informé de la situation, le ministre des Domaines, du cadastre et des affaires foncières avait d’ailleurs publié un arrêté le 3 juillet 2024 annulant plusieurs titres fonciers frauduleusement attribués aux nouveaux prétendants. Mais rien n’y fait.

- Pub -
Pages jaunes

LAISSER UN COMMENTAIRE

S'il vous plaît entrez votre commentaire!
S'il vous plaît entrez votre nom ici

Partager :

spot_imgspot_img

Populaires

Dans la même catégorie
Associé

Yaoundé : Une fille de 12 ans retrouvée morte après avoir disparu

Une fillette de 12 ans, élève en classe de...

Opposition vénézuélienne : marginalisée par Trump et paralysée par la répression

Affaiblie par l’exil de ses dirigeants, marginalisée par Donald...

Douala : Renforcer l’action de la police municipale

La Communauté urbaine de Douala a lancé, le 5...

Affaire Martinez Zogo : Une charge contre Justin Danwe

L’affaire Martinez Zogo n’a pas fini de montrer toutes...