Selon, Cristiane Martins repris par le site BBC, « le ronflement en Afrique est un problème de santé sous-estimé. Avec une prévalence atteignant près de 36% à 40% dans certaines études notamment en Côte d’Ivoire et au Cameroun. Associé au syndrome d’apnée du sommeil, il touche principalement les hommes. Les personnes en surpoids et augmente avec l’âge», dit-il.
Et pour bien comprendre cette nuisance sonore d’un autre genre, les médecins expliquent. « Le ronflement, est un bruit grave, que le sujet émet lorsqu’il dort, que lui-même n’entend pas, quel que soit d’ailleurs l’intensité, qui est lié à la vibration des parties molles du pharynx et du voile du palais ».
Et donc « cela crée ce bruit-là qui peut revêtir un caractère de gravité, en ce sens que l’intensité peut atteindre même les 70 décibels. C’est-à-dire que ça peut empêcher complètement la conjointe ou le conjoint. Les enfants dans les chambres, de dormir. »
« Le ou la partenaire ne supporte plus. On veut changer de chambre. C’est parce qu’il n’arrive pas à trouver le sommeil. Parce que ça peut revenir à un caractère de gravité », fait savoir le Dr. Jephté Mbanguè Lobe. Spécialiste des pathologies du sommeil.
L’intensité du ronflement
Ainsi donc, le ronflement qui est simplement une nuisance pas pour le sujet, mais pour le conjoint, devient une maladie lorsqu’il s’accompagne des troubles respiratoires pendant le sommeil. Et pour savoir que c’est une maladie, les spécialistes font ressortir quelques signes. « Il y a des gens qui ronflent, même s’ils sont malades, ils savent qu’ils ronflent simplement. Alors que c’est la maladie. Donc, l’un des signes, c’est l’intensité du ronflement ».
« Dès qu’un ronflement commence à gêner le conjoint ou la conjointe, il est déjà préoccupant, La gêne est le premier critère. Deuxième critère, lorsqu’on ronfle plus de trois nuits par semaine, c’est déjà préoccupant. Et maintenant, Lorsqu’il y a des pauses dans le ronflement, c’est-à-dire qu’il ronfle et puis ça s’arrête. Et trois secondes, cinq secondes, dix secondes, puis ça reprend plus fort. Ces pauses-là qui font souvent peur. »
« La conjointe a l’impression que son mari va mourir, c’est un très mauvais signe. Et ajoutons à ça des suffocations », mous enseigne le Dr. Mbanguè Lobè qui pense qu’il faut prendre au sérieux ces signes. Sinon les complications sont sévères.
Cela peut « se terminer par des insuffisances coronariennes, ça peut se terminer par des AVC, les accidents vasculo-cérébraux, et surtout par une hypertension réfractaire, donc ça peut créer une fragilité cardiovasculaire et des morts subites », soutient-il.
Le ronflement : une problématique de santé à ne pas négliger
Il y a des familles de ronfleurs
Pour comprendre les causes du ronflement, l’on retient que ce qui cause cela, c’est une faiblesse du muscle dilatateur du pharynx. « Un muscle dans le pharynx qu’on appelle le génioglosse qui dilate le forage à l’inspiration pour que le forage ne se collapse pas et n’empêche pas le flux d’air de passer.
Donc, c’est quand ce muscle faiblit, en ce moment-là, quand on inspire, le pharynx se referme et ça crée donc des apnées ou des hypopnées. Voilà, donc c’est une faiblesse du génioglosse qui accompagne souvent le ronflement, qui fait des apnées ou des hypopnées de sauvetage. Cela peut être lié à l’obésité.
Et puis, « il y a un côté génétique. Il y a des familles de ronfleurs. Et on va retrouver également ce phénomène de façon récurrente chez les obèses. Dans le sexe mâle, c’est un facteur de risque. Quand on est mâle, on ronfle plus fréquemment que quand on est féminin. Donc, l’obésité et aussi la circonférence du corps. »
On corrige les troubles respiratoires
« Si vous avez une circonférence du corps au-dessus de 42 cm, ça veut dire que vous avez des infiltrats de graisse dans le cou. Ces infiltrats de graisse peuvent créer des modifications anatomiques au niveau des voies respiratoires hautes et créer des ronflements et des apnées de sommeil. Aussi, on pourra mettre en cause l’alcoolisme, le tabagisme, comme des facteurs favorisants, le ronflement et les apnées de sommeil », explique encore longuement le Dr.
Pour ce qui est de la prise en charge, tous les spécialistes sont unanimes. « La prise en charge se fait en général quand on a établi que la personne est ronfleuse, qu’il y a des apnées de sommeil. Il y a des appareils de pression positive continue qui permettent d’envoyer un coussin d’air, une pression, pour ouvrir la personne à ne pas faire des apnées ».
Et « à ce moment-là, la personne cesse de ronfler, cesse de faire des apnées, des hypopnées et des limitations de débit. Bref, on corrige sur toute la ligne les troubles respiratoires et la personne retourne à la vie normale », dit le Dr. Jephté Mbanguè Lobè.
















