Le salon Pharma Expo 2025 2ème édition s’est terminé. L’avenir de la pharmacie en Afrique vient a été discuté à Douala au Cameroun. Pendant trois jours, les manipulateurs des molécules au quotidien ont fait le tour du sujet de la vente des médicaments dans le continent.
Alors, la deuxième édition de Pharma Expo, qui s’est tenue à Douala, du 11 au 13 septembre 2025, a réuni experts , étudiants et décideurs. Autour d’un objectif commun: Celui de bâtir une industrie pharmaceutique forte, avec une assise locale et surtout tournée vers l’avenir avec des défis importants.
Et trois jours durant, la métropole économique avec le Salon Pharma Expo, édition 2025, a vibré au rythme des échanges. Entre professionnels et des innovations pharmaceutiques. L’on a compté près de 2000 participants, venus du Cameroun et d’ailleurs. Au milieu d’eux, 250 étudiants en pharmacie qui sont venus apprendre. Et suivre l’évolution du métier avec en toile de fond, l’apport des plantes médicinales pour soigner les maladies.
Garantir son autonomie
Ainsi donc, pour le Pr Denis Wouessidjewe, « c’est une réflexion mûrement conduite. Nous sommes à un moment charnière où chaque pays, chaque continent, cherche à s’approprier un exercice essentiel. Celui de garantir son autonomie en matière de production pharmaceutique. Afin de pouvoir fournir à sa population les médicaments dont elle a réellement besoin », va dire le Doyen. Assesseur de la filière Pharmacie de l’Université des Montagnes à Bangangté.
Alors au centre des discussions, l’import-substitution. Un mot qui désigne « la stratégie, qui consiste à favoriser la production locale de médicaments. En lieu et place des importations massives », pour reprendre les explications des autorités Camerounaises. Aussi, lors des débats, cela s’est vu imposer comme un « levier clé pour créer des emplois. Transférer des technologies et surtout renforcer l’accès aux soins », on l’a suivi de la bouche des experts.
Un impact positif majeur
Bref des idées partagées par le Pr. Emmanuel Albert Mpondo Mpondo. « …Ce sont plusieurs centaines de milliards Fcfa, que nous dépensons chaque année, dans l’importation de médicaments. Imaginez un instant que nous parvenions à réduire, ne serait-ce que la moitié de ces dépenses».
« Cela représenterait une économie considérable en devises étrangères et aurait un impact positif majeur sur notre balance commerciale. C’est pour cette raison que nous devons nous engager dans l’industrialisation du secteur de la pharmacie », explique-t-il.
Aussi, les différents ont plaidé pour « une politique industrielle ambitieuse. Capable d’accompagner les acteurs du secteur vers plus d’autonomie et de compétitivité ».
Vente des médicaments : Interdiction dans les véhicules et gares routières
Médicaments traditionnels améliorés
Autre enjeu évoqué, les médicaments traditionnels améliorés. Pour l’avenir donc, c’est un savoir ancestral que le Cameroun voudrait intégrer à la recherche scientifique. En somme, de nombreux experts voient en cela une opportunité de « positionner le pays. Comme un leader en matière de médecine intégrée et de valorisation des ressources locales».
D’ailleurs les stands d’exposition ont montré le niveau du travail abattu par des chercheurs. Avec des échantillons des produits pour soigner des maladies complexes. On peut citer entre autres, l’infertilité masculine et féminine, les faiblesses sexuelles, l’hypertension, les maladies cardiaques, les maladies rénales…
















