Neuf enfants enlevés lors d’une veillée nocturne dans l’État de Benue State ont été libérés une semaine plus tard, ont annoncé les autorités locales à l’AFP. Les circonstances de leur remise en liberté n’ont pas été précisées.
Après leur enlèvement par des hommes armés dans une église du centre du Nigeria, neuf enfants ont été libérés, ont indiqué les autorités locales. L’attaque s’était produite le 08 février dernier pendant une veillée nocturne à l’église catholique Saint-John, dans la zone de gouvernement local d’Ado, dans l’État de Benue.
Selon un communiqué officiel, les ravisseurs avaient pris pour cible les fidèles présents à cette célébration religieuse nocturne.
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Une libération saluée par les autorités
« Les enfants secourus, dont six filles et trois garçons, reçoivent actuellement des soins et un accompagnement », a déclaré Solomon Iorpev, conseiller technique du gouverneur de l’État. Il a précisé que le gouverneur avait accueilli la nouvelle avec une grande satisfaction.
Il a également salué la coopération entre les forces de sécurité conventionnelles et les groupes locaux de vigilance. Selon lui, cette collaboration a permis le retour sain et sauf des enfants auprès de leurs familles. Les circonstances exactes de leur libération n’ont toutefois pas été rendues publiques. Contactée par l’AFP, la police nigériane n’avait pas répondu dans l’immédiat.
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Les enlèvements, un fléau récurrent
Le paiement de rançons est illégal au Nigeria, mais les autorités sont régulièrement soupçonnées d’y recourir pour obtenir des libérations. L’État de Benue est régulièrement confronté à des tensions entre agriculteurs et éleveurs autour des terres et des ressources naturelles. La région est aussi touchée par des enlèvements contre rançon menés par des groupes armés locaux, souvent qualifiés de « bandits ». Fin 2025, une série d’enlèvements de masse a ravivé les inquiétudes sur la situation sécuritaire du pays.
Pressions internationales et état d’urgence
Ces violences ont suscité des réactions internationales, notamment de la part des États-Unis. Le jour de Noël, des frappes aériennes surprises ont été menées dans l’État de Sokoto State, en coordination avec les autorités nigérianes, visant des jihadistes. Le président américain Donald Trump a dénoncé une « persécution » des chrétiens au Nigeria.
Cependant, les attaques des groupes jihadistes et des bandes criminelles visent généralement chrétiens et musulmans sans distinction. Ces accusations sont fermement rejetées par le gouvernement nigérian et par de nombreux experts. Face à la recrudescence des enlèvements, le président Bola Tinubu a décrété l’état d’urgence fin novembre. Il a également annoncé le recrutement de militaires et de policiers supplémentaires.
Malgré ces mesures, les kidnappings continuent de toucher le pays le plus peuplé d’Afrique.
© Agence France-Presse
















