Le Comité d’Organisation de Miss Cameroun (Comica) a adressé une ultime demande d’explications à Josiane Golonga, Miss Cameroun 2025, évoquant plusieurs manquements contractuels et menaçant de destitution.
Le 13 février 2026, le Comica a adressé une « ultime demande d’explications » à Josiane Harangada Golonga, élue Miss Cameroun 2025. L’organisation lui reproche plusieurs manquements à ses engagements contractuels. Et l’invite à se conformer rapidement aux clauses signées en juillet 2025.
Dans sa correspondance, le Comité rappelle que la lauréate s’est engagée, pour trois ans, à respecter un code de conduite encadrant ses activités. Pourtant, selon le comité, les premières difficultés sont apparues dès le début de la collaboration. Il est notamment question d’un retard à un rendez-vous à l’Ambassade de Turquie au Cameroun, qui aurait porté atteinte à l’image de l’organisation.
Attitude irrespectueuse et méprisante
Mais les reproches ne s’arrêtent pas là. Le Comica dénonce également une attitude « hautement irrespectueuse et méprisante » envers sa présidente fondatrice. Une posture qui traduirait, selon l’organisation, « une volonté manifeste de s’écarter des règles du partenariat ». Des manquements qui, cumulés, seraient constitutifs de fautes contractuelles.
Miss Cameroun 2025 : Josiane Golonga, la flamme de l’Extrême-nord, couronnée
L’épisode du 27 décembre 2025 constitue un autre point de tension. Miss Cameroun aurait décliné une invitation à un événement organisé par une chaine de télé partenaire du comité. Pourtant, souligne la correspondance, l’article 9 du code de conduite impose à la lauréate une disponibilité constante pour les activités validées par le Comica. Le refus est qualifié de « catégorique ».
Plus récemment, la décision supposée de recruter un manager personnel aurait accentué la fracture. Le comité rappelle qu’il détient « l’exclusivité de la gestion, de la coordination et du suivi des activités professionnelles » de Miss Cameroun. Il estime qu’il « ne saurait être mis en concurrence avec un quidam non mandaté ». L’initiative est ainsi perçue comme une violation « flagrante et criarde » du contrat en vigueur.
Se conformer aux clauses du contrat
Aussi, le Comica affirme avoir déjà prononcé des sanctions disciplinaires, « de l’avertissement au blâme ». Il reproche également à la lauréate d’avoir adressé une sommation réclamant des arriérés de salaires pour décembre 2025 et janvier 2026. L’organisation soutient que ces paiements étaient disponibles et qu’elle ne s’est jamais présentée pour les récupérer. La question du véhicule de fonction est aussi soulevée. Selon le comité, la voiture aurait été laissée « dans un piteux état ». Et ne pouvait être utilisée qu’à des fins officielles. Enfin, le Comica exige des explications sur la gestion des fonds alloués pour un projet dans l’Extrême-Nord soit 7 830 350 Fcfa. Et pour la participation à Miss Cosmos, 6 180 000 Fcfa.
Elu en juillet 2025, Josiane Galonga dispose donc de de cinq jours pour répondre et se conformer aux clauses du contrat. À défaut, elle pourrait être considérée comme démissionnaire. Une décision qui entraînerait la restitution de ses attributs, notamment la couronne et l’écharpe, au profit de la première dauphine. Pour l’heure, la reine de beauté ne s’est pas exprimée publiquement.
Affaire à suivre !
















