Les habitants de Lendi et Ngombe, quartiers situés à Douala 5e implorent l’intervention du chef de l’Etat.
Les populations de Lendi et de Ngombe vivent désormais avec la peur au ventre avec la crainte d’être massivement déguerpies. Propriétaires des titres fonciers depuis plusieurs années, lesdites populations sont victimes des agissements du ministère du domaine, du cadastre et des affaires foncières. Qui annule et réhabilite à tous vents leurs titres de propriété et attribue sans coup férir leurs terrains à des propriétaires véreux.
Des démolitions en masse
Ces nouveaux attributaires, aidés par la police et la gendarmerie procèdent quotidiennement aux démolitions des maisons des populations. Lesquelles sont placées en garde à vue administrative en cas de tentative de résistance. Un acte totalement illégal si l’on s’en tient à l’esprit de la circulaire du ministre de l’administration territoriale du 15 juillet 2024. Qui demande de surseoir jusqu’à nouvel ordre les opérations de déguerpissements collectif ou de masse des populations sur l’ensemble du triangle national.
Bien plus, la note ministérielle met un accent sur la sensibilisation des maires de la ville et des maires des communes d’arrondissements. Sur la délicatesse et la sensibilité desdites opérations qui peuvent impacter gravement l’ordre public et la paix sociale. Le Minat rappelle d’ailleurs fort opportunément que » toute initiative de cette nature devra impérativement requérir au préalable » son accord.
Lendi et Ngoma ne sont pas les seuls endroits où l’on assiste à un réel scandale foncier. Tous les arrondissements du département du Wouri et même bien au delà y sont confrontés. Chacun a des degrés différents. Le phénomène tel l’hydre d’eau douce gagne dangereusement du terrain avec la bénédiction des cadres du cadastres. Qui? tirent généralement les marrons du feu. Au point où à l’allure où vont les choses, si rien n’est fait, la guerre pourrait provenir du foncier dans un pays qui peine à avoir un véritable plan d’urbanisme.
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D’où vient-il que des prédateurs fonciers avec l’onction des cadres tapis dans les délégations du Mincaf transgressent allègrement la loi? Sauf à vouloir susciter un soulèvement social. En ce moment où le Cameroun s’apprête à vivre une période charnière de son histoire, que cache cette initiative mafieuse?
Comment comprendre cette défiance des nouveaux attributaires vis-à-vis des instructions gouvernementales ? Autant de questions qui interpellent ceux qui nous gouvernent. Eux qui devront mettre de l’ordre dans cette scabreuse affaire de titres de propriété superposés.
L’Etat désormais face à ses responsabilités.
















