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Ghana : le cacao en crise, le gouvernement baisse le prix à la production

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Le Ghana, deuxième producteur mondial de cacao, annonce à l’AFP une série de réformes d’urgence, dont la baisse du prix payé aux planteurs. Ceci pour stabiliser sa filière en pleine tourmente face à la chute des cours mondiaux.

Le cacao, troisième source de revenus à l’exportation du Ghana après l’or et le pétrole, traverse une crise majeure. Les prix internationaux sont passés de 12 500 dollars la tonne en décembre 2024 à 4 100 dollars actuellement, rendant le cacao ghanéen « non compétitif », selon le ministre des Finances, Cassiel Ato Forson.

L’Office ghanéen du cacao (Cocobod), chargé d’acheter les récoltes, est fortement endetté et à court de liquidités. Les producteurs accumulent des arriérés de paiement, tandis que des volumes importants de fèves restent invendus.

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Baisse du prix à la production

Le gouvernement a décidé d’abaisser le prix payé aux producteurs à un peu plus de 41 000 cedis (≈3 700 dollars) la tonne, contre 58 000 cedis en octobre dernier. « Cette mesure est devenue nécessaire pour refléter la réalité des cours mondiaux et assurer une injection immédiate de liquidités », a déclaré M. Forson lors d’une conférence de presse à Accra.

Francis Teinor, président de l’Association des agriculteurs coopératifs du cacao de Mankrong, a confirmé à l’AFP que la baisse était « inévitable » pour réorganiser la filière et contrôler l’offre sur le marché mondial.

Réformes structurelles et garanties pour les producteurs

Le gouvernement prévoit le remboursement immédiat des arriérés aux producteurs et proposera au Parlement un projet de loi garantissant au moins 70 % du prix brut à l’exportation.

Parmi les autres mesures, Accra souhaite réformer le financement du secteur via des obligations locales sécurisées par les recettes du cacao. Imposer la transformation locale d’au moins 50 % des fèves dès 2026-2027, pour renforcer la valeur ajoutée. Convertir environ 5,8 milliards de cedis de dettes du Cocobod en obligations à long terme, avec l’approbation du Parlement.

Le secteur emploie un million de personnes, sur les 33 millions d’habitants du pays, et représente environ 10 % du PIB.

© Agence France-Presse

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